Plus de 6% des logements sociaux sont vides

Alors que les listes d’attente pour un logement social de location ne sont pas résorbées, plus de 6% de ces habitations en Flandre seraient structurellement inoccupées, depuis plus d’un an. C’est ce que révèle une étude de l’université d’Anvers.

« La cause principale de l’inoccupation de longue durée de ces logements sociaux sont les grands projets de rénovation en cours », expliquait le chercheur Tom Coppens ce lundi matin dans l‘émission radio « De Ochtend » de la VRT.

« De nombreuses villes ont lancé une opération de rattrapage parce que beaucoup de logements sociaux ont été construits après la Seconde Guerre mondiale et que l’on n’a pas disposé ces dernières décennies de budgets suffisants pour les rénover ».

Ces rénovations sont actuellement menées à une échelle tellement grande que des quartiers entiers ont été vidés. Ce qui explique l’inoccupation importante d’habitations sociales.

Différences selon les villes

A Anvers et à Gand (Flandre orientale), quelque 10% des logements sociaux sont vides actuellement. Avec 14% d’habitations sociales de location inoccupées, Malines est le plus mauvais élève de la classe.

Si l’on en croit l’étude de l’université d’Anvers, les villes qui pratiquent une politique active pour empêcher l’inoccupation de logements ont actuellement moins de ces logements qui restent vides. « Louvain et Bruges le prouvent », précise Tom Coppens.

Les chercheurs n’osent pas trop tirer de conclusions sur les différences entre les villes de Flandre. En dehors des villes, l’inoccupation structurelle des logements sociaux est encore plus prononcée.

« Cela est probablement dû à la pression exercée sur le marché de l’immobilier, qui a nettement augmenté ces dernières années en raison de la croissance démograpghique dans les villes », conclut Tom Coppens.