Tobback: "Notre modèle social n’est pas intenable"

Le SP.A va continuer à soutenir le modèle social en vigueur dans notre pays contre les partis qui estiment qu’il est intenable. C’est ce qu’ont déclaré le président du SP.A Bruno Tobback et la ministre flamande Freya Van den Bossche dans l’émission Terzake (VRT), mardi soir.

Le SP.A se réjouit que la campagne en vue des élections soit menée sur le fonds. "Des sujets comme la sécurité sociale sont abordés et ce débat est important" a déclare Freya Van den Bossche.
"Pour la première depuis que je fais de la politique, il y a des gens qui remettent en question de grandes branches de la sécurité sociale, il y a des gens qui déclarent qu’un chômeur est trop fainéant pour travailler et pas quelqu’un qui a eu de la malchance, il y a des gens qui disent que les minimexés sont des fraudeurs".

"C’est donc une campagne basée sur le contenu, il y a clairement des choix différents" a ajouté Bruno Tobback. Il déclare encore ne pas vouloir s’immiscer entre les deux grands partis, la N-VA et le CD-V, qui selon lui veulent en fait la même chose, le SP.A veut offrir aux électeurs flamands une réelle alternative".

Huit personnalités flamandes ont effectué une évaluation des points forts et des points faibles du SP.A. Le président du groupe, le politologue Carl Devos a exprimé d’abord les points positifs. Il a estimé que le SP.A avait un projet clair et en plus une série de bons gestionnaires. Les points négatifs sont que le projet du SP.A semble avoir vieilli et qu'il lui manque des personnalités charismatiques pour vendre ce projet. "Votre parti a donc un problème" a-t-il résumé.

"J’estime qu’un bon projet se vend par lui-même" a répondu Bruno Tobback. "Par ailleurs, tout le monde reconnaît que nous avons dans nos rangs de très bons ministres qui ont pu faire la différence".
Selon Devos, le SP.A ne parvient pas à se départir de l’image d’un parti qui stigmatise les entrepreneurs.

Bruno Tobback n’a pas accepté que Carl Devos reprenne sans sourciller l’idée que "notre modèle social serait intenable". "C’est une absurdité, cette déclaration ne repose sur rien et c’est ce que nous avons démontré au cours des deux dernières années" a déclaré Tobback. "Tout le monde nous avait dit  que nous ne pourrions pas résoudre la crise sans supprimer l’indexation des salaires. Nous avions dit que c’était possible de le faire d’une autre manière en luttant contre l’inflation et en protégeant les consommateurs. Et nous avions raison" a conclu Bruno Tobback.