Environ 250 arrestations à l'European Business Summit

La police a arrêté administrativement quelque 250 personnes qui prenaient part à une manifestation à Bruxelles pour empêcher la conférence internationale d’hommes d’affaires et politiques qui y avait lieu ce jeudi matin. L’action de protestation avait aussi pour objectif d’arrêter les négociations sur le traité transatlantique de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis. La police a utilisé des canons à eau pour disperser les manifestants.

Environ 500 manifestants s’étaient rassemblés ce jeudi matin place Poelaert, à Bruxelles, pour protester contre l’European Business Summit qui, au palais d’Egmont réunissait des hommes politiques et hommes d’affaires, pour discuter de la politique de commerce européenne.

Les manifestants - représentants des syndicats, des organisations d’agriculteurs et des organisations non-gouvernementales - réclament aussi d’avoir leur mot à dire dans les négociations sur le traité transatlantique de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.

"Le traité transatlantique fait la part belle aux multinationales et aux riches, au détriment des droits sociaux et écologiques des citoyens", a dénoncé le secrétaire général de la CNE, Felipe van Keirsbilck, lors d'un point presse après la dispersion de la manifestation. Il a dénoncé "des négociations secrètes inconnues des citoyens", et estime que celles-ci "doivent être dévoilées au grand public car les résultats de ces négociations seront très préjudiciables".

"Ce traité est censé générer des millions d'emplois, mais il est mensonger. On a déjà eu l'exemple du traité ALENA (l'accord de libre-échange nord-américain), signé il y a 20 ans. Il était également censé créer des millions d'emplois, or, à l'inverse, ce sont des millions de jobs qui ont été perdus tant aux Etats-Unis qu'au Mexique."

"Le traité est censé améliorer le commerce entre les USA et l'Europe, alors qu'il existe à l'heure actuelle déjà très peu de barrières tarifaires entre eux. La réalité, c'est qu'on veut détruire les barrières non-tarifaires, c'est à dire les règlements, soit tout ce qu'on considèrent comme un entrave au commerce", concluait van Keirsbilck.

Quelque 250 interpellations - dont celles de 3 députés Ecolo - ont eu lieu lors de cette manifestation, après que la police anti-émeute soit intervenue avec des canons à eau. Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur, a précisé que la police avait procédé à "l'arrestation des personnes qui ne respectaient pas les conditions de la manifestation autorisée".