Un outsider comme président de la Commission européenne ?

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy (photo principale), a confirmé ce dimanche dans l’émission "De Zevende Dag" de la VRT que le successeur de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne pourrait être quelqu’un d’autre que les cinq candidats proposés par les grandes familles politiques. Parmi ceux-ci, il y a le Belge Guy Verhofstadt (Open VLD), qui préside actuellement le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) au Parlement européen.

"Il faut, pour être désigné, disposer d'une majorité au Parlement européen et d'une large majorité au Conseil", qui rassemble les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 pays membres de l’Union européenne, a rappelé le président du Conseil européen Herman Van Rompuy dans l'émission télévisée "De Zevende Dag" (VRT).

Les démocrates-chrétiens (PPE) ont choisi le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, les socialistes l'Allemand Martin Schulz, les libéraux le Belge Guy Verhofstadt, les écologistes le duo franco-allemand José Bové et Ska Keller, et l'extrême gauche le Grec Alexis Tsipras.

Herman Van Rompuy n'exclut pas que le futur président de la Commission ne figure pas dans cette liste. L'article 17 du Traité de Lisbonne stipule en effet que les chefs d'État et de gouvernement devront "tenir compte" du résultat des élections européennes et "mener des consultations appropriées" avant de désigner le président de l'exécutif européen, qui doit recueillir la majorité au Parlement et une majorité qualifiée au Conseil.

"Nous allons d'abord attendre les résultats des élections et voir quels sont les rapports de forces entre les différents partis", a précisé Van Rompuy. Il a d'ores et déjà convoqué les dirigeants européens le 27 mai au soir, au surlendemain du scrutin, pour un dîner destiné à parler des candidats au poste de président de la Commission.

"Je vais consulter le Parlement, d'abord le président et ensuite les chefs de groupes dans le courant du mois de juin et tenter de trouver une solution aussi équilibrée que possible, qui réduise les chances d'un 'clash' entre les institutions", à savoir le Conseil et le Parlement européens.

Le nom de l'actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), la Française Christine Lagarde, circule comme outsider, mais sans avoir jamais été confirmé.