La communication numérique inaccessible aux enquêteurs

En raison d’une faille dans la législation belge, les enquêteurs ne peuvent toujours pas écouter les conversations de criminels via internet. Ils sont limités aux écoutes téléphoniques classiques, soulignent les journaux flamands De Standaard et Het Niewsblad.
Verwendung weltweit, usage worldwide

La loi qui doit permettre aux policiers d'agir plus facilement sur internet remonte à 2011. Mais les arrêtés d'exécution n'ont pas suivi, ce qui empêche les enquêteurs d'avoir recours aux technologies existantes pour procéder à des "écoutes" sur internet.

Quand des criminels communiquent via l’internet - notamment via Skype, WhatsApp ou même par simples courriels -, la justice ne peut donc suivre ces échanges. Les criminels le savent et ne se parlent plus au téléphone, mais via l’internet.

Paradoxalement, cela force les enquêteurs à poursuivre les écoutes classiques des téléphones. A la recherche d’informations, ils écoutent aussi les conversations téléphoniques d’amis et de membres des familles de criminels.

Les chiffres les plus récents compilés par le Service de la Politique criminelle (SPC) datent de 2012. Cette année-là, 6.712 appareils avaient été mis sur écoute - pour la plupart des numéros de GSM standards - dans le cadre de 870 dossiers. Mais les écoutes téléphoniques coûtent cher. L’an dernier, la facture s’élevait à 14,4 millions d’euros.