Quels sont les enjeux électoraux en Wallonie?

On le sait, en Wallonie, la bataille du scrutin fédéral se jouera principalement entre les deux grands partis que sont le PS et le MR. La donne pourrait toutefois être chamboulée par la poussée de petits partis, de droite comme de gauche. Les autres formations traditionnelles, tels que le CDH ou Ecolo, devront aussi lutter pour maintenir leur position à la Chambre. Afin d’y voir plus clair, nous vous proposons une série d’articles rédigés par nos confrères de la RTBF.

Dans le Hainaut, la plus grande circonscription électorale francophone, le PS aura pour défi de se maintenir. Le parti d’Elio Di Rupo devra faire face au MR, mais aussi au PTB+ qui risque bien de lui voler des voix.

A Liège, le scrutin fédéral constitue une prise de risques pour tous les partis. Les habitants de cette province devront élire quinze élus à la Chambre. PS et MR devront pallier au départ ou à la disparition de certaines personnalités politiques importantes, telles que Didier Reynders (MR) ou Michel Daerden (PS).

En province de Luxembourg, le CDH était parvenu en 2010 à s’imposer. Afin de conforter sa position, le parti a placé son président, Benoît Lutgen, comme tête de liste à la Chambre. Ses principaux rivaux seront les socialistes et les libéraux.

A Namur, les formations politiques ont misé sur de nouvelles têtes. Le MR devra tenter de combler le vide laissé par le départ de Sabine Laruelle. Le PS devra consolider sa première place alors qu’Ecolo aura pour mission de garder le siège acquis en 2010 par Georges Gilkinet. Du côté des petits partis de gauche, on remarquera la forte présence de délégués syndicaux issus de la FGTB.

Enfin en Brabant wallon, une province traditionnellement dominée par les libéraux, une question primordiale se pose: où ira le siège laissé par le député populiste Laurent Louis ? Tous les partis se le disputeront. Mais l’un d’eux peut vraiment y gagner quelque chose: le CDH, qui avait justement perdu ce siège en 2010 au détriment du Parti populaire.