Qui sera le prochain ministre-président bruxellois?

Ces cinq dernières années, le gouvernement bruxellois a été dirigé par les partis francophones PS, Ecolo et CDH, en coalition avec les partis flamands Open VLD, CD&V et Groen. Mais à quoi ressemblera la nouvelle majorité au lendemain du 25 mai ? Et surtout, qui héritera du poste de ministre-président ?

L’année dernière, Charles Picqué (PS) avait quitté sa fonction de ministre-président bruxellois et passé le flambeau à son collègue Rudi Vervoort (photo). Jusqu’à présent, ce dernier est globalement parvenu à éviter les grands reproches. Reste toutefois à savoir s’il a pu suffisamment faire bonne impression, après à peine une année passée à la tête du gouvernement bruxellois.

Pour assurer ses arrières, les socialistes francophones ont choisi de placer la ministre de la Culture en Communauté française, Fadila Laanan, et Charles Picqué lui-même, respectivement à la deuxième et à la troisième place.

C’est que le candidat socialiste doit faire face à des adversaires de taille. Côté MR, l’actuel ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a quitté Liège il y a quelques années pour s’installer à Uccle, a d’ores et déjà annoncé qu’il ne refuserait pas le poste de ministre-président bruxellois, même s’il tire en fait la liste libérale à la Chambre.

La tête de liste MR pour le Parlement bruxellois est Vincent De Wolf, actuellement bourgmestre d’Etterbeek. Récemment, Rudi Vervoort a fait savoir qu’il n’était pas intéressé par un poste de ministre au sein d’un gouvernement mené par Vincent De Wolf.

De leur côté, les plus petits partis n’ont pas dit leur dernier mot. Le CDH ambitionne de prendre la troisième place en Région bruxelloise. Il devra pour ce faire devancer Ecolo et le FDF d’Olivier Maingain. La ministre de l’Intérieure et vice-Première ministre Joëlle Milquet (CDH - photo) se verrait d’ailleurs bien devenir ministre-présidente.

Notons que l’un dans l’autre, les partis flamands de Bruxelles ne jouent qu’un rôle mineur au Parlement bruxellois, où 17 des 89 sièges leur sont réservés. On peut toutefois se demander si les partis actuellement au pouvoir (Open VLD, CD&V et Groen) seront récompensés pour leur travail, ou si la N-VA parviendra, à Bruxelles aussi, à devenir "incontournable".