Perquisition dans un bâtiment de l’Otan

La justice bruxelloise a mené une perquisition dans un bâtiment de l’Otan à Evere, indique ce samedi le quotidien économique De Tijd. Elle a eu lieu en février dernier, mais n’a été révélée que maintenant, et viserait des pratiques de plagiat et blanchiment d’argent sur lesquelles une enquête a été ouverte.

L'enquête vise une société fournissant des cartes de carburant et qui est basée dans des bureaux de l'Otan, indique le quotidien De Tijd

La société fournit des cartes de carburant "hors taxes" aux diplomates travaillant au siège de l’Otan. Auparavant, les diplomates payaient la TVA et les accises sur le carburant, qu'ils pouvaient ensuite récupérer, mais ils peuvent à présent payer leur carburant sans devoir s'acquitter des taxes.

L'enquête a démarré à la suite d'une plainte déposée par un concurrent de la société visée. L'entreprise Diplomatic Card accuse la société basée à Evere de plagiat. Ce n'est pas le premier litige entre les deux entreprises. Des dossiers sont traités au civil à Bruxelles, à Anvers et aussi aux Pays-Bas.

A Evere, l'enquête porte sur de présumés faux en écriture, abus de confiance et blanchiments d'argent. Les enquêteurs s'intéressent notamment aux transactions opérées entre l'entreprise visée et une société luxembourgeoise.

Des perquisitions à l’Otan sont exceptionnelles. Depuis l’installation du siège de l’organisation à Evere, la presse n’a fait état que d’un cas de perquisition, en 2003.

AP2014