37 abus sexuels au sein de l’Eglise signalés en 2013

D’après la Commission interdiocésaine pour la protection des enfants et des jeunes, les 10 points de contact de l’Eglise pour abus sexuels de mineurs d’âge dans une relation pastorale ont enregistré 323 communications en 2012 et 2013, dont 37 l’an dernier. Bien que 8% de ces communications ne soient pas encore entièrement traitées, 125 victimes ont reçu une compensation financière, pour un total d’environ un million d’euros.
GABRIEL BOUYS

Les victimes mineures d'abus sexuels dans une relation pastorale avaient la possibilité d'introduire un dossier auprès du Centre d'arbitrage jusqu'au 31 octobre 2012, ou de communiquer avec les points de contact de l'Eglise, opérationnels depuis le 1er janvier 2012.

Au total, 621 personnes sont passées par l'arbitrage tandis que les points de contact ont enregistré 323 communications - plus exactement 286 communications en 2012 et 37 en 2013.

Selon le rapport de la Commission Interdiocésaine, 79,2% (256) des communications ont été effectuées par les victimes et seulement 1% (3) par l'abuseur lui-même. 92% des victimes avaient par ailleurs moins de 18 ans au moment des faits et 25% moins de 10 ans. Il s'agit pour la plupart de victimes (79%) et d'abuseurs (94%) de sexe masculin.

Plus de 80% des faits communiqués aux points de contact avaient plus de 30 ans et 63% plus de 40 ans. Dans 43% des cas, l'abuseur est d'ailleurs déjà décédé. "Beaucoup d'initiatives ont été prises pour aider les victimes depuis la découverte des abus sexuels d'enfants ou de jeunes en position d'infériorité", a commenté le professeur Manu Keirse, président de la Commission Interdiocésaine pour la protection des enfants et des jeunes. "Il est important de faire toute la transparence sur ces faits pour réparer l'injustice et prévenir sa répétition."

Selon le rapport, 125 victimes ont également reçu une compensation financière, payée via la Fondation Dignity. Une somme d'un peu plus d'un million d'euros a ainsi été octroyée aux victimes, s'ajoutant au 1,4 million d’euros déjà payé sur ordre du Centre d'Arbitrage. La compensation financière la plus fréquemment accordée est comprise entre 5.000 et 10.000 euros.