Le suspect de l’attentat au Musée juif refuse d’être extradé

Le Français Mehdi Nemmouche (photo principale) refuse d’être remis à la Belgique qui lui a délivré un mandat d’arrêt européen dans le cadre de l’enquête sur la fusillade du 24 mai au Musée Juif de Bruxelles qui a fait 3 morts et un blessé grave. Le suspect veut être jugé en France. Son opposition devrait retarder de quelques semaines, mais pas empêcher, sa remise aux autorités belges.

"Nous souhaitons qu'il soit jugé en France d'abord parce qu'il est Français et qu'il est en France", a déclaré ce mercredi l’avocat de Mehdi Nemmouche devant la cour d'appel de Versailles. Le mandat d'arrêt européen delivré par la Belgique avait été notifié au suspect peu auparavant. L'opposition de Nemmouche devrait retarder de quelques semaines sa remise aux autorités belges.

Nemmouche a été ensuite conduit à la maison d'arrêt de Bois d'Arcy, en région parisienne. Resté jusqu'ici muet sur la fusillade au Musée juif de Belgique (photo), il était arrivé à la cour de Versailles dans un convoi composé de deux fourgons et d'une voiture banalisée, tandis que des policiers d'élite prenaient position.

L'homme est soupçonné d'avoir tué le 24 mai trois personnes - un couple d'Israéliens et une retraitée française - et d'avoir laissé une quatrième victime - un jeune employé belge - dans un état désespéré. Mardi, sa garde à vue a été exceptionnellement prolongée au-delà des 96 heures prévues en matière antiterroriste. Cette mesure ne peut être ordonnée que dans deux cas: un risque imminent d'attentat ou les nécessités de la coopération internationale.

L'enquête va maintenant se développer en Belgique. Même si les enquêteurs n'ont guère de doute, les expertises balistiques devront dire si les armes retrouvées sur Nemmouche à Marseille sont celles utilisées à Bruxelles. Ils vont également se pencher sur le réseau relationnel de Nemmouche dans notre pays. Dimanche, des perquisitions avaient ainsi été menées à Courtrai.