Nemmouche nie être l’auteur de la tuerie à Bruxelles

Le Français Mehdi Nemmouche (photo), qui est suspecté de l’attentat au Musée juif de Belgique le 24 mai dernier, nie maintenant en être l’auteur et affirme avoir volé le sac contenant des armes qu’il portait lors de son interpellation vendredi dernier à Marseille. C’est ce qu’a indiqué son avocat Apolin Pepiezep sur les antennes de la télévision française iTELE. Nemmouche refuse aussi toujours sa remise aux autorités belges.

L'avocat du suspect français a déclaré qu'il allait utiliser tous les moyens légaux en sa possession pour empêcher que son client soit jugé devant les juridictions belges.

Mehdi Nemmouche a été interpellé vendredi par des douaniers lors d'un contrôle à la gare routière Saint-Charles de Marseille (France). Il avait en sa possession un sac contenant notamment des armes, un drap portant une inscription au nom de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) - un groupe djihadiste actif notamment en Syrie -, et un appareil photo sur lequel se trouvait une vidéo évoquant l'attentat et montrant les armes censées avoir été utilisées.

Lors de son interrogatoire, l'intéressé "a bien dit qu'il a volé ces armes dans une voiture en Belgique. Est-ce qu'on l'accuse aujourd'hui de vol ou d'assassinat?", s'interroge son avocat Maître Pepiezep. "S'il s'agit d'un vol, il n'y a pas de problème puisqu'il est en possession des objets volés." Quant aux charges d'assassinat, l'avocat estime qu'"un doute existe encore" à ce stade."Il est probable que les armes découvertes en sa possession soient volées. Il comptait se rendre à Marseille pour les revendre", affirme Me Pepiezep, revenant notamment sur le profil de son client qui a expliqué être sans domicile fixe, ne pas avoir d'activité professionnelle et ne vivre que de vols.

Interrogé sur la présence dans le sac d'un drap portant une inscription au nom de l'EIIL et sur le voyage en Syrie qu'a effectué son client en 2013, Me Pepiezep a répondu que le suspect n'est pas accusé "pour des faits de djihad" en Belgique, mais bien pour d'autres faits. "Ce qui l'intéressait, ce sont les armes, qu'il comptait revendre à Marseille, et pas le drap", dit-il.

Arrêté vendredi dernier, l'homme a depuis lors refusé de répondre sur les faits qui lui sont reprochés. "Face à l'ampleur médiatique que cette affaire a pris, il a préféré garder le silence et je pense qu'il compte s'exprimer le moment venu sur l'ensemble des faits", déclare encore l'avocat.