N-VA et CD&V vont négocier pour la Flandre

Le parti nationaliste de Bart De Wever (N-VA) et le parti démocrate-chrétien du ministre-président flamand sortant Kris Peeters (CD&V) s’accordent pour entamer des discussions en vue de la formation d’un nouveau gouvernement flamand. "Il y a suffisamment de convergence sur le contenu entre nos deux partis", a souligné De Wever lors d'une conférence de presse. Les discussions commenceront après le congé de la Pentecôte. Geert Bourgeois dirigera la délégation de la N-VA et Kris Peeters celle du CD&V.

Au lendemain des élections du 25 mai et de la victoire éclatante du parti nationaliste de Bart De Wever, il était devenu clair que l’un des partis avec lesquels la N-VA pourrait tenter de former une coalition au niveau régional flamand était le CD&V. D’autant plus que les démocrates-chrétiens avaient émergé du scrutin comme le deuxième plus grand parti de Flandre.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n’avait pas non plus caché sa préférence pour une coalition de centre-droit. En dépit des différences d’opinion entre la N-VA et le CD&V sur le programme institutionnel, notamment, les deux partis se sentent assez proches. Il ne faut pas oublier qu’ils ont formé un cartel pendant 4 ans au milieu des années 2000.

Alors que l’informateur royal De Wever poursuit la mission qui lui a été confiée par le roi Philippe, en vue de former un gouvernement fédéral, la décision du PS et du CDH de former une coalition pour les gouvernements wallon et bruxellois - qui a fait l’effet d’une bombe ce jeudi -, s’emble avoir hâté la décision de la N-VA et du CD&V de s’allier au niveau régional flamand.

Si l’on en croit la répartition des sièges au Parlement flamand, obtenue après les élections, la N-VA et le CD&V bénéficient d'une large majorité. Ils totalisent en effet 70 sièges sur les 124 au nord du pays. Ceci signifierait que les libéraux d’Open VLD devront passer 5 nouvelles années dans l’opposition en Région flamande.

"Une convergence de contenu suffisante entre N-VA et CD&V"

Lors de la conférence de presse que la N-VA et le CD&V donnaient ce vendredi à 17h00, l'informateur Bart De Wever (photo) a indiqué avoir constaté une convergence de contenu suffisante entre son parti et les démocrates-chrétiens flamands au cours de ses entretiens de fin mai avec les différents présidents de partis.

"Nous allons maintenant entamer les négociations pour la formation d'un gouvernement flamand, après le week-end prolongé de la Pentecôte. Mon rôle en tant qu'initiateur au niveau flamand s'achève donc ici. Je continue à travailler comme informateur royal et rendrai mon rapport final au roi mardi", déclarait encore le président de la N-VA. 

Pour la N-VA, c'est en effet le ministre flamand sortant Geert Bourgeois (photo) qui dirigera dorénavant les négociations. La délégation des nationalistes flamands sera aussi composée de Liesbeth Homans (actuelle présidente du CPAS d'Anvers), Ben Weyts (député fédéral) et Philippe Muyters (ministre flamand sortant).

C'est le ministre-président sortant Kris Peeters qui dirigera les négociations pour le CD&V. A ses côtés, il y aura les ministres flamands sortants Hilde Crevits, Jo Vandeurzen et Joke Schauvliege.

Tant Geert Bourgeois (N-VA) que Kris Peeters (CD&V, photo) ont souligné que des économies mais aussi des investissements s'imposaient en Flandre, pour relancer la croissance de la Région et y créer de nouveaux emplois. Renforcer la prospérité, faire de gros investissements dans l'innovation, mais aussi dans la mobilité sont des points soulevés également par Kris Peeters.

Bart De Wever a conclu la conférence de presse en soulignant le désir des deux partis de mener à bien leurs discussions de formation dans une grande discrétion.