La mission de Bart De Wever prolongée d’une semaine

Le roi a reçu l’informateur Bart De Wever, en audience ce mardi matin au Palais de Bruxelles. L'Informateur a fait rapport au roi sur sa mission visant à examiner les conditions dans lesquelles un gouvernement fédéral peut être formé rapidement. A la demande de l'informateur, sa mission a été prolongée. Il présentera ses conclusions au roi le mardi 17 juin.

Cette prolongation est sans doute le signe que la formation d'une coalition de centre-droit, regroupant le CD&V et la N-VA, côté flamand, et le MR et le CDH, côté francophone est encore possible.

Deux jours après les élections du 25 mai, le roi Philippe avait désigné Bart De Wever comme informateur, ce dernier lui avait remis un compte-rendu intermédiaire le 3 juin dernier.

Face à cette complexité, plusieurs partis politiques dont le CD&V, le PS et le MR avaient souligné la nécessité d'avancer parallèlement dans la formation des gouvernements fédéral et régionaux alors que le président de la N-VA Bart De Wever avait directement pris la main en vue de constituer un gouvernement flamand.

Entre-temps, Bart De Wever a été pressé par le Palais de débroussailler le terrain en vue de la formation du gouvernement fédéral.

Mais alors que de nombreux observateurs soulignaient l'ambition de l'informateur d'avancer vers la mise en place d'un gouvernement fédéral de centre-droit, le PS a précipité jeudi dernier l'annonce de négociations avec le CDH (et le FDF à Bruxelles) pour la formation de gouvernements régionaux "progressistes".

Vendredi, la Flandre s'est engagée à son tour, la N-VA annonçant son intention de négocier une majorité régionale avec le CD&V.

Bart De Wever a passé le témoin au ministre sortant Geert Bourgeois afin de mener ces négociations.

Se concentrant désormais sur sa mission d'information, le président de la N-VA a demandé mardi au roi à pouvoir être prolongé. Et il semble se confirmer qu'il planche bien sur un programme de centre-droit dont la famille chrétienne pourrait être le pivot.

Ainsi, des contacts "didactiques" ont bien eu lieu au niveau des experts, ont confirmé plusieurs CDH ces derniers jours.

Le "programme" du parti a été expliqué "en long et en large" à l'informateur, confirme l'un de ceux-ci. Il s'agit plus particulièrement des aspects socio-économiques et, principalement, de la réforme fiscale. L'informateur doit à présent "venir avec des textes et des balises", ajoute-t-on.

Les pourparlers avec le CDH semblent donc se poursuivre, car sans le CDH il n'y aurait que le MR comme parti francophone.  En ce qui concerne les libéraux flamands, Gwendolyne Rutten, la présidente de l’Open VLD, a fait savoir la semaine dernière que son parti n’entrerait pas au gouvernement fédéral s’il n’est pas convié au niveau flamand.

Au PS, personne ne commente ouvertement cette évolution. On préfère généralement renvoyer la balle au CDH.