Liesbeth Homans : "Je n'exclus personne à l'avance"

La N-VA et le CD&V ont entamé lundi les discussions en vue de former un gouvernement flamand. Les deux partis ont surtout abordé les questions de méthode et d'agenda. L'administration des finances de la Région flamande est également venue exposer aux négociateurs la situation budgétaire. Selon un rapport récent, le déficit budgétaire pourrait s'élever à un milliard d'euros en 2015 et 1,3 milliard en 2016.

Ces discussions ont lieu aux abords du Parc de Bruxelles, à l'hôtel Errera, la résidence de fonction du ministre-président flamand.

"La situation est sérieuse", a commenté le ministre-président sortant, Kris Peeters. "Ce ne sera pas une promenade dans le parc. Nous devrons assainir et, en même temps, investir dans la politique sociale, notamment pour les personnes handicapées, les bâtiments scolaires, etc.".

Kris Peeters n'a pas voulu s'étendre sur son avenir personnel. Certains commentateurs voient en lui le futur premier ministre. "Ce n'est absolument pas à l'ordre du jour", a-t-il répondu.

La discrétion était aussi de mise à propos des négociations fédérales et de leur impact sur les discussions en Flandre. Parmi les questions qui se posent, figure celle d'un retour de l'Open VLD si les libéraux flamands devaient revenir dans la course à l'échelon fédéral pour former une majorité.

"Je ne sais rien d'un troisième partenaire", a souligné le ministre-président.

"Nous disposons d'une large majorité avec nos deux partis mais je n'exclus personne à l'avance", a dit pour sa part l'une des négociatrices de la N-VA, Liesbeth Homans.

"Je ne sais rien d'un troisième partenaire", a souligné de son côté le ministre-président. Et d'insister à la sortie de la réunion pour faire taire les rumeurs: "Ici, on négocie avec deux partis. Soyons clairs".

Jeudi et vendredi, les deux chefs de délégation, Kris Peeters et Geert Bourgeois (N-VA), recevront les représentants de diverses associations de la société civile.