Un projet-pilote pour dépister le prédiabète

Le gouvernement flamand s’associe à la Ligue flamande du diabète (Diabetesliga) pour mettre en place un projet de grande envergure qui doit permettre de dépister une forme précoce de diabète chez un nombre plus important de patients. L’information est rapportée ce lundi par les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.

Le prédiabète se définit par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1g/l ou par une intolérance au glucose. Grâce à une alimentation saine, un style de vie incluant suffisamment de mouvement et un traitement approprié, la maladie peut être stoppée dans cette phase précoce.

"On estime à 300.000 le nombre de Flamands qui ont le prédiabète", explique le médecin du sport Luk Buyse de l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles, qui collabore avec la Ligue flamande du diabète. "Le problème est que l’on ne remarque souvent rien de cette phase précoce de la maladie, alors qu’elle peut déjà occasionner des dégâts au cœur, aux vaisseaux sanguins, aux reins et aux nerfs".

Le gouvernement flamand a donc approuvé le lancement d’un projet-pilote de grande envergure, qui sera mis en place à Saint-Trond (Limbourg) et à Gand (Flandre orientale).

Par le biais des généralistes et des pharmaciens, une liste de questions sera distribuée à un nombre aussi important que possible de personnes qui appartiennent au groupe à risque pour le prédiabète. Il s’agit notamment des personnes âgées de plus de 65 ans, des personnes âgées de 50 à 65 ans qui ont une surcharge pondérale, une tension trop élevée ou un taux trop élevé de cholestérol.

Les personnes qui atteindront un score élevé après avoir répondu aux questions seront encouragées à faire faire une prise de sang, pour vérifier qu’elles ne souffrent pas déjà de prédiabète.