"Quand on commence quelque chose, c'est pour aller au bout"

Après douze ans d'absence, les Diables Rouges font leur grand retour en Coupe du monde. Le capitaine de l’équipe Vincent Kompany est confiant, et ambitionne d’aller encore plus haut. Pour l’entraîneur Marc Wilmots, l’important est de prendre plaisir, oser jouer et être compétitif.

Le 17 juin 2014 : la Belgique vibre depuis tout un temps pour cette date, qui verra les Diables Rouges à nouveau disputer un grand tournoi, douze ans après leur dernière rencontre de Coupe du monde en 2002 au Japon. Mardi, la sélection de Marc Wilmots sera opposée à l'Algérie dans le groupe H du Mondial 2014, au stade Mineirao de Belo Horizonte.

Les Belges, qui sont têtes de série de leur poule, occupent la 11e position du classement FIFA, soit 11 places plus haut que les Fennecs nord-africains, qui ne possèdent pas non plus un registre de joueurs aussi connus que Courtois, Kompany, Hazard ou Lukaku. L'Algérie, qui ne s'est jamais qualifiée pour le deuxième tour d'une Coupe du monde, possède pourtant dans ses rangs quelques joueurs techniques - comme Bentaleb de Tottenham, Feghouli de Valence ou Taïder de l'Inter de Milan - mais reste sur papier néanmoins toujours inférieure aux Diables.

Les Diables ont connu une préparation sans anicroches et se sont entraînés sans retenue ces derniers jours, mais reste à voir comment réagiront les jeunes joueurs du noyau dans leur première rencontre d'un grand tournoi. Hormis Daniel Van Buyten, aucun autre joueur ne possède l'expérience d'une Coupe du monde. Et la pression ne sera pas négligeable, avec derrière eux toute une nation où le temps paraîtra comme arrêté mardi à partir de 18h.

"Un esprit de groupe qui fait notre force aujourd'hui"

Le capitaine de l'équipe de Belgique, Vincent Kompany, a fait part de ses "grandes ambitions" à la veille du premier match des Diables Rouges estimant que "quand on commence quelque chose, c'est pour aller au bout".

"J'ai de bonnes raisons de penser que nous pouvons réussir de bonnes choses", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Belo Horizonte, mettant en avant "la fierté, la passion et l'esprit d'équipe" qui animent ses équipiers.

"Les joueurs mettent beaucoup de passion aux entraînements. C'est significatif. La plupart d'entre nous évoluons ensemble depuis les JO de Pékin en 2008 où nous avions atteint les demi-finales. Cet esprit de groupe fait notre force aujourd'hui", a indiqué le défenseur de Manchester United.

Le Bruxellois a expliqué se méfier de l'Algérie, demandant aux supporters de ne pas juger la Belgique après le premier match. "On commence pour gagner mais un match nul ne serait pas forcément un mauvais résultat pour commencer", a-t-il dit en expliquant que son ambition personnelle durant ce Mondial "dépasse largement ce premier match face aux Algériens".

"Le plus important c'est de ne pas avoir de regrets en fin de Mondial"

"Je reste fidèle à notre philosophie, je veux que nous jouions au football", a-t-il déclaré lundi en conférence de presse avant de diriger un dernier entraînement des Belges à l'Estadio Mineirao de Belo Horizonte.

"Ce fut notre leitmotiv en phase de qualifications et je ne veux pas le changer parce que nous nous retrouvons en Coupe du monde. Nous continuons de regarder match après match tout en rivalisant avec nos armes. Nous ne nous soucions pas des autres mais nous concentrons sur notre jeu", a encore expliqué Wilmots.

"S'il y a beaucoup de pression sur nos épaules? Cela reste du football", a répété l'entraîneur belge. "Quand un enfant malade se trouve à l'hôpital, là il y a de la pression. Il faut pouvoir relativiser. Le plus important c'est de ne pas avoir de regrets en fin de Mondial. Il faut prendre du plaisir, oser jouer et être compétitif. Il ne faut pas commencer notre tournoi de manière nerveuse, mais rester patient. Les décisions tombent souvent dans les vingt dernières minutes. Nous avons des plans A-, B- et C. Nous verrons bien comment la rencontre se déroule."