La SNCB présente un plan de transport modifié

Les chemins de fer belges présenteront ces prochains jours dans les 10 provinces du pays la nouvelle version du plan de transport (PDT), qui entrera en vigueur le 14 décembre prochain. Le plan modifié tient compte - dans la mesure du possible - des problèmes et griefs signalés par les voyageurs. Le patron de la SNCB, Jo Cornu, a néanmoins précisé que ce ne sont pas les usagers qui se sont montrés les plus critiques envers le plan actuel qui ont obtenu gain de cause.

La SNCB entame ce lundi un second « roadshow » à travers le pays pour présenter la nouvelle version de son plan de transport (PDT), qui entrera en vigueur le 14 décembre. Ce plan reprend tous les horaires des trains.

Celui utilisé actuellement date de 1998 et devait normalement être valable jusqu’en 2005.Mais en 16 ans, le nombre de voyageurs a augmenté de 70 %. Le plan de 1998 est donc totalement dépassé. D’où le besoin d’établir un nouveau PDT, adapté aux contraintes actuelles. Il sera utilisé pendant trois ans, jusqu’en 2017.

La SNCB avait effectué un premier « roadshow » en mars dernier dans les dix provinces du pays, ainsi qu’à Bruxelles, pour dévoiler à environ un millier de mandataires locaux les détails d’un PDT, qui fait la part belle aux grandes lignes, plus particulièrement de et vers Bruxelles.

" Nous avons collecté un ensemble d’informations, entre les simples constats et les vraies remarques par rapport à l’offre proposée", commentait Michaël Vanloubbeeck, directeur de la communication à la SNCB. "Nous avons analysé demande après demande. Et nous avons essayé de répondre à un maximum d’entre elles en tenant compte des impératifs (infrastructure, budget, contraintes opérationnelles, qualité du service) et des attentes sociétales."

Deux types de demandes

Concrètement, les modifications incluses dans le nouveau plan ont trait à deux types de demandes. Tout d’abord, les trains repris dans le contrat de gestion de la SNCB - lequel lui impose notamment un nombre minimum de trains sur les petites lignes et aux heures creuses. "C’est l’un des éléments majeurs : dorénavant, on respecte entièrement le contrat de gestion…"

"On a réintroduit certains trains tôt le matin et tard le soir, qui avaient disparu dans la première version du plan de transport », explique Michaël Vanloubbeeck de la SNCB, et réintégré des relations horaires à la place des bi-horaires, pour correspondre au contrat de gestion." Ce qu’il considère comme un progrès par rapport à ce qui était présenté en mars. « On n’a pas réduit l’offre ailleurs pour ajouter des trains le matin ou le soir. Ce sont des trains en plus, qui augmentent le nombre de trains-kilomètre. C’est un élément important à relever au regard de la situation financière de la SNCB."

Les trains rouleront davantage sur le rail belge que ce qui est prévu dans le contrat de gestion. C’est déjà le cas sous le plan actuel - environ 108 % du nombre de trains-kilomètre exigés - et dans la première version du nouveau plan (107,6 %). Mais la SNCB va un cran plus loin (109,5 %) et compte, cette fois, respecter les objectifs ligne par ligne, y compris les plus petites, ce qui n’était pas le cas avant.

Pour l’autre type de demandes, celles qui concernent "les trains hors contrat de gestion", une analyse a été effectuée en fonction du "coût", "des contraintes techniques", du nombre de passagers et des éventuels effets collatéraux pour les autres usagers. Il n’a pas été possible de satisfaire tout le monde.

La tournée de présentation du nouveau plan débutait ce lundi dans la province du Luxembourg et se terminera le 30 juin. Début juillet, un "route planner" reprenant les horaires du futur PDT sera disponible sur le site de la SNCB. Il pourrait toutefois encore subir de légères modifications en fonction de la validation d’Infrabel, le gestionnaire du réseau. Celle-ci devrait intervenir en août. L’horaire définitif sera connu en septembre.

"Faire avancer les choses"

Le patron de la compagnie ferroviaire, Jo Cornu (photo), a précisé ce lundi que ce n'était pas spécialement les voyageurs qui s'étaient montrés les plus critiques envers le plan initial qui avaient obtenu gain de cause. Sur les ondes d'une radio de la VRT, il a déclaré qu'il tentait, via ces modifications, de faire avancer les choses dans l'intérêt d'un maximum de passagers.

La liaison entre Gand-Dampoort et Bruxelles a ainsi été maintenue en raison de la forte demande. Jo Cornu a précisé qu'outre les demandes et critiques, les critères financiers et techniques ont joué un rôle dans ce réajustement. Parfois, l'horaire ne laissait aucune ouverture possible tandis que d'autres liaisons étaient simplement trop onéreuses. "Un train qui coûte 8.000 euros par an par passager, ce n'est plus responsable".

La compagnie a indiqué que les futurs horaires pourront être consultés via un outil en ligne spécifique, à partir de début juillet. Après confirmation en août des sillons par le gestionnaire de l'infrastructure Infrabel, le plan de transport sera définitif et remplacera l'actuel plan.