Pas de dossiers communautaires dans la note de Bart De Wever

Le CD&V est prêt à s'engager dans des négociations avec la N-VA, le MR et le CDH sur la base de la note de l'informateur royal Bart De Wever. Il n'y est pas question de dossiers communautaires, de limitation des allocations de chômage ou de mise à mal de l'indexation des salaires.

"Le CD&V a mené campagne en faisant passer le message que la priorité devait être accordée à la politique socio-économique pendant les 5 prochaines années et a, pour ce faire, élaboré son plan 3D. Le CD&V est satisfait de voir que les différentes composantes de ce plan 3D sont reprises dans la note de l'informateur", explique le parti chrétien démocrate flamand dans un communiqué.

"Par conséquent, le CD&V est prêt à s'asseoir autour de la table des négociations avec les 4 partis pour commencer une nouvelle phase dans le processus de formation du gouvernement", a-t-il ajouté.

Si l'on en croit les sites internet du Tijd et de l'Echo qui donnent quelques précisions sur le contenu de la note de l'informateur, celle-ci évite les sujets sensibles.

Il n'y est pas question de dossiers communautaires, de limitation des allocations de chômage à 2 ans (mais d'une activation renforcée après 2 ans) ou de mise à mal de l'indexation des salaires.

Sur ce point, Bart De Wever évoque le travail du gouvernement sortant: le mécanisme sera examiné de la même manière et selon la même logique, dit-il sans autre précision. Les intérêts notionnels devront quant à eux être réexaminés.

La note insiste également sur la nécessité d'une réforme fiscale visant à alléger la pression sur le travail et sur la flexibilité du marché du travail et la lutte contre les pièges à l'emploi.

Si la perspective d'une coalition de centre-droit ne devait pas être repoussée dans les prochaines heures, Bart De Wever pourrait être invité mercredi par le roi à poursuivre sa mission, le cas échéant avec une nouvelle casquette.

En revanche, en cas de veto, on s'attend à ce que le roi organise une nouvelle série de consultations.

En revanche, personne ne voit à ce stade le PS, premier parti francophone, reprendre la main au fédéral.