"Juncker, the right man in the right place"

Le Premier ministre Elio Di Rupo a affiché vendredi son soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker pour diriger la Commission européenne. Le Luxembourgeois est "the right man in the right place", a-t-il déclaré à son arrivée au Conseil européen. Ce vendredi matin, l'UE a signé l'accord d'association avec l'Ukraine, la Géorgie et la Moldavie.

"Je connais Jean-Claude Juncker très bien", a rappelé Elio Di Rupo, soulignant avoir fréquemment collaboré avec l'ancien chef du gouvernement luxembourgeois.

S'il a affiché une certaine compréhension face aux réserves britanniques à son égard, il a jugé qu'elles ne pouvaient pas constituer un veto. "C'est respectable de leur point de vue, mais ils ne peuvent pas à eux seuls bloquer les 26 ou 27 autres pays qui seraient d'accord", a-t-il dit.

David Cameron a affiché vendredi sa détermination à livrer jusqu'au bout une bataille perdue contre Jean-Claude Juncker, dénoncé comme la "mauvaise personne" pour diriger la Commission européenne.

Cameron livre bataille jusqu'au bout contre Juncker

Juncker est la "mauvaise personne", ce "n'est pas la bonne personne pour mener cette institution", a lancé le Premier ministre britannique à son arrivée au sommet européen.

Au cours d'un bref dîner jeudi soir à la veille du grand jour, il avait prévenu ses homologues que la discussion serait "rude", selon plusieurs sources européennes.

Pour autant, il mène un combat perdu d'avance puisque seul son homologue hongrois, Viktor Orban, est resté à ses côtés dans son refus de l'ancien Premier ministre luxembourgeois.

Les autres dirigeants, de droite comme de gauche, s'y sont progressivement ralliés. Vendredi matin, ni la chancelière allemande Angela Merkel ni le président français François Hollande ne se sont exprimés à leur arrivée au Conseil.

Jean-Claude Juncker, qui a toujours été hostile aux multiples exemptions exigées par les Britanniques, va remporter une victoire contre eux. A 59 ans, ce vieux routier de la politique européenne à la vision fédéraliste, ancien Premier ministre du Luxembourg et ancien patron de l'Eurogroupe, est assuré d'être désigné comme futur président de la Commission.

AP2013

Les autres dirigeants, de droite comme de gauche, s'y sont progressivement ralliés. Vendredi matin, ni la chancelière allemande Angela Merkel ni le président français François Hollande ne se sont exprimés à leur arrivée au Conseil.

Jean-Claude Juncker, qui a toujours été hostile aux multiples exemptions exigées par les Britanniques, va remporter une victoire contre eux. A 59 ans, ce vieux routier de la politique européenne à la vision fédéraliste, ancien Premier ministre du Luxembourg et ancien patron de l'Eurogroupe, est assuré d'être désigné comme futur président de la Commission.