Les leaders européens à Ypres, ville martyre de la Première Guerre mondiale

Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont rendu hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale jeudi soir à Ypres (Flandre occidentale). La délégation s'est rendue à la porte de Menin, sur laquelle le nom de 60.000 victimes de la Grande Guerre sont gravés, après s'être préalablement réunie dans la Halle aux draps où se trouve le musée In Flanders Fields.

Les leaders européens se sont ensuite mis en rang sous la Porte de Menin, par laquelle passèrent des centaines de milliers de soldats de l'Empire britannique se rendant au front, chacun sous son drapeau respectif.

Ils y ont assisté à la cérémonie du Last Post. Celle-ci se déroule tous les jours depuis 1928, à l'exception notable des quatre années d'occupation nazie.

Chaque soir, devant une foule silencieuse, quatre membres du corps des pompiers d'Ypres sonnent l'hommage aux soldats disparus.

Ils ont respecté une minute de silence avant de prendre la direction des jardins du monument pour inaugurer le Peace Bench, le banc de la paix.

En chemin, David Cameron a indiqué le nom de son arrière-grand-père, tombé à Ypres pendant le premier conflit mondial. Il lui avait déjà rendu hommage lors d'une précédente visite.

Herman Van Rompuy a prononcé une déclaration solennelle lors de l'inauguration du Peace Bench.

"Pensons à tous ceux qui resteront silencieux à jamais." Après sa courte allocution, chaque leader a laissé un coquelicot sur le nouveau monument.

Plusieurs dignitaires ont ensuite pris le temps de saluer le public. François Hollande a ainsi été serrer la main de quelques badauds.

Les 28 chefs d'Etat et de gouvernement ont ensuite posé pour la traditionnelle photo officielle sur la Grand-Place d'Ypres.

Les leaders européens se sont ensuite réunis dans l'hôtel de ville d'Ypres pour un dîner informel. Le président du Conseil européen devait aborder les priorités européennes et le programme stratégique pour les cinq prochaines années.

Le sommet européen se poursuivra vendredi à Bruxelles. La nomination de l'ancien Premier ministre conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne devrait y être actée.