L’Unizo appelle à dénoncer les "faux candidats à l'emploi"

D’après l’Union flamande des entrepreneurs indépendants (Unizo), 7 employeurs sur 10 ont déjà reçu une candidature ne servant au chercheur d’emploi qu’à prouver qu’il tente de trouver un travail et donc à ne pas perdre son allocation de chômage. Seuls 2 employeurs sur 10 dénoncent ce genre d’agissements auprès de l’Office flamand pour l’Emploi (VDAB). L'Unizo appelle donc les employeurs à signaler ces "faux candidats", une requête qui choque les syndicats qui n'ont pas tardé à réagir.

"On ne peut plus considérer cela comme un problème marginal", déclare le patron de l’Unizo, Karel Van Eetvelt (photo) au quotidien Het Laatste Nieuws. "Une telle forme de fraude sociale doit être réprimée car elle gonfle les coûts de la sécurité sociale. Parallèlement, ces faux candidats ôtent la chance aux autres candidats de postuler, et font perdre inutilement du temps aux employeurs", dénonce-t-il encore.

L’Unizo compte sur l’office flamand pour l’emploi (VDAB) pour lutter contre ce phénomène. "Avec la sixième réforme, le VDAB obtient de nouvelles compétences, dont celle du contrôle et de la sanction. Cela peut faire la différence dans la lutte contre les faux demandeurs d’emploi ".

De son côté le VDAB estime qu’il est difficile de prouver ce genre de fausse candidature. "C’est pourquoi il est important pour nous de pouvoir suivre individuellement tous les demandeurs d’emploi", estime Bartelijne van den Boogert, du VDAB. "Si à la suite de cet accompagnement, nous constatons qu’une personne n’est pas véritablement motivée, un dossier pourra être ouvert, et dans les cas les plus extrêmes, l’allocation pourra être retirée de façon temporaire ou permanente".

Les syndicats chrétien et socialiste se sont dits outrés par la demande de l’Unizo. Sur Twitter, l’ACV a réagi : "A tous les postulants qui n’obtiennent pas de réaction : dénoncez l’employeur auprès du VDAB et de l’Unizo".