Bart De Wever: "L’échec n’est pas une option"

Le président de la N-VA est très confiant quant à l’aboutissement de la formation d’un gouvernement flamand avec le CD&V. "L’échec n’est pas une option. Nous ne sommes pas à un jour près", a-t-il commenté ce matin sur les ondes de Radio 1 (VRT).

Le président de la N-VA admet que le débat autour du budget complique la situation. "Je me rappelle encore avoir connu d’autres difficultés pour savoir où l’argent devait être dépensé. Ceci est naturellement une autre sorte de querelle", a-t-il précisé.

D’après Bart De Wever, les besoins dans les secteurs de l’Enseignement et du bien-être sont "énormes", mais les moyens nécessaires "n’existent tout simplement pas".

Pour le chef des nationalistes flamands, il faudra donc trouver des compromis. Et d’après lui, en tant que "partenaires logiques", la N-VA et le CD&V y parviendront.

Cela fait pourtant six semaines maintenant que les deux partis sont autour de la table des négociations. Jamais auparavant la formation d’un gouvernement flamand n’avait pris autant de temps. En cause : différents blocages, principalement au niveau budgétaire. La Flandre doit épargner 1,4 milliards d’euros. Le désaccord porte aussi sur les investissements à entreprendre.

Un autre problème se pose également : la N-VA voudrait à terme supprimer les Provinces, structure territoriale à laquelle le CD&V est attaché.

Enfin, des questions demeurent quant à l'avenir de Kris Peeters. La figure de proue des chrétiens démocrates flamands ne pourra garder son poste de ministre-président. La fonction de Premier ministre étant également compromise par le "non" du CDH, peu d’alternatives semblent se dégager en sa faveur, ce qui a tendance à jouer sur la durée des négociations flamandes.