Des milliers de policiers vont devoir travailler plus longtemps

Le syndicat de policiers Sypol espérait une harmonisation des régimes des retraites qui feraient gagner deux ans aux policiers. Suite à l’arrêt de la Cour constitutionnelle, les différences sont gommées mais pas dans le sens espéré.

Des milliers de policiers qui espéraient pouvoir prendre leur pension vont devoir travailler de deux à huit ans de plus.

C’est la conséquence d’un arrêt de le Cour constitutionnelle qui a supprimé les disparités dans les pensions du secteur public.

Suite à la réforme des polices, les policiers ont pu choisir de conserver leur ancien statut.

Les anciens gendarmes pouvaient ainsi prendre leur pension à 54 ou 56 ans alors que d’autres policiers ne pouvaient partir à la retraite qu’à 58 ans.

Suite à la nouvelle loi sur les pensions de 2012, cet avantage est conservé mais un petit groupe de 2.000 officiers de la police judiciaire étaient obligés de travailler jusqu’à 62 ans. Le syndicat de policiers Sypol a lancé une procédure, il y a un an  auprès de la Cour constitutionnelle en espérant obtenir une harmonisation des régimes des retraites qui feraient gagner deux ans aux policiers.

Dans son arrêt la Cour constitutionnelle aligne sur 62 ans l’âge de la retraite à la police fédérale et à la police locale.

Effet pervers de cet arrêt tous les policiers devront travailler plus longtemps, certains deux ans d’autres jusqu’à huit ans de plus.

Vincent Houssin de syndicat libéral a confié à la VRT qu’il avait reçu des appels de certains policiers qui vivent des drames personnels.

Certains étaient sur le point de partir à la retraite, d'autres qui sont mariés à une personne étrangère étaient prêts à déménager à l’étranger, ils avaient déjà vidé leur maison. "Ce sont de véritables drames familiaux" a-t-il confié.

La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (CDH) se dit étonnée de l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Elle a déclaré qu’elle allait tout faire pour en limiter les effets sur le personnel de la police.