François Hollande salue la résistance liégeoise

Après le Mémorial Interallié à Cointe dans la matinée (photo), les cérémonies de commémoration du centenaire de l’invasion allemande en Belgique se sont poursuivies à Liège, puis à Louvain (Brabant flamand) ce lundi après-midi. Le président français François Hollande a remis la Croix de la Légion d’honneur au bourgmestre de Liège, en souvenir de la distinction que la Cité ardente a reçu le 7 août 1914.

Tout comme Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, le président François Hollande a fait référence au "lien de sang" unissant la France et la Belgique, "que rien ne viendra dénouer", dans son discours à l'hôtel de ville de Liège, pour commémorer l'octroi de la Légion d'honneur à la Cité ardente, le 7 août 1914. A cette occasion, le président français a remis à Willy Demeyer la Croix de la Légion d'honneur.

Mais François Hollande a également tenu à saluer les "valeureux soldats de l'armée belge" qui ont incarné "l'esprit de résistance de tout un pays et de tout un peuple entraîné malgré lui dans la guerre" et la "volonté farouche de la Belgique de défendre son indépendance". Pendant dix jours, retranchés dans les 12 forts de Liège, "les 30.000 hommes du Général Gérard Leman ont fait face à 120.000 soldats allemands, aux effroyables canons à grande portée 'Grosse Bertha' et à ses Zeppelins, qui pour la première fois étaient engagés dans une action militaire", a souligné le président.

Il a aussi rendu hommage aux centaines de milliers de soldats français venus se battre sur le sol belge. Il y a 100 ans s'est créé "entre la France et la Belgique un lien de sang que rien ne viendra dénouer. Et en même temps une commune volonté de paix", a ajouté François Hollande. "Le mois d'août 1914 fut terrible en Belgique et notamment à Liège, qui a été présentée comme la 'sœur' de Verdun. La France ne l'a pas oublié, c'est le sens de ma présence ici. Et la France tient à exprimer ici, sa fidélité, son respect et sa gratitude à l'égard de la Belgique", a encore déclaré Hollande, concluant son discours d'un "Merci Liège".

Le président français s'est dit "touché par les mots de sympathie" que lui ont adressé les Liégeois, présents en nombre lundi après-midi près de l’hôtel de ville. François Hollande s'est d’ailleurs prêté à un bain de foule (photo) à sa sortie de la Violette, avant de quitter le centre de Liège vers 16h.

Le président allemand Joachim Gauck à Louvain

Le roi Philippe et la reine Mathilde étaient partis peu avant, suivis par les ministres démissionnaires de la Défense Pieter De Crem et des Affaires étrangères Didier Reynders. Les souverains ont rejoint dans le ville universitaire de Louvain (Brabant flamand) le président allemand Joachim Gauck.

Une cérémonie de réconciliation a eu lieu sur la Place des Martyres de Louvain, précédée par une visite de la bibliothèque universitaire de la ville. Elle commémorait le fait que Louvain fut occupée dès le 20 août 1914 par les troupes allemandes, et que la ville universitaire voyait une fusillade se déclencher le soir du 25 août. Le feu détruisit un bon millier de maisons et des bâtiments publics, dont l’imposante bibliothèque.

Dans le hall de l’université louvaniste, le roi Philippe et le président allemand ont inauguré une plaque commémorative des événements d’août 1914.

Le prince William et la princesse Kate qui représentent le Royaume-Uni devaient, eux, encore assister à 20h30, à Mons, à une cérémonie officielle britannique de commémoration. C’est en effet le 4 août 1914 vers 23h que la Grande-Bretagne déclara la guerre à l’Allemagne, à la suite d’un appel à l’aide des autorités belges.