Doel 4 fermé à la suite d’un acte de sabotage ?

Le fournisseur d’énergie Electrabel - qui gère la centrale nucléaire de Doel (Flandre orientale) - a précisé que la perte d’huile de la turbine à vapeur dans la partie non-nucléaire du réacteur 4, qui a causé mardi sa fermeture automatique, provient d’une intervention manuelle volontaire. Il pourrait donc s’agir d’un acte de sabotage perpétré par un membre du personnel. L’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) a effectué les constats nécessaires et confirmé les faits.

L'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) a été avertie de la nature de l’incident et s'est rendue sur place pour effectuer les constats nécessaires. Après analyse, il apparaît que la perte d’huile de la turbine à vapeur provient d'une intervention manuelle volontaire sur la vanne de décharge du réservoir d'huile, a précisé Electrabel ce jeudi.

Si l’acte de sabotage était confirmé, le parquet sera aussi impliqué dans l’enquête. "L’incident est pris très au sérieux", a indiqué la porte-parole Nele Scheerlinck, tout en précisant à nouveau que la fuite s’est produite dans la partie non-nucléaire du réacteur.

Le fournisseur d’énergie évalue avec les autorités compétentes "toutes les suites qu'il convient de donner à cet incident". L'AFCN a commencé à interroger le personnel de la centrale de Doel.

Entretemps, les équipes de la centrale continuent d'examiner les dégâts sur la turbine et les mesures à prendre pour relancer le réacteur Doel 4, en toute sécurité et dans les meilleurs délais.