Les travailleurs de Ford prestent leur 100 derniers jours

Les 5.500 personnes qui sont encore en service à l’usine limbourgeoise de Genk et ses sous-traitants ont repris le travail ce lundi pour la dernière fois, après les congés collectifs. L’usine d’assemblage automobile doit fermer définitivement ses portes fin décembre.

Il reste donc une centaine de jours ouvrables avant la fermeture définitive de l'usine en fin d'année. Les portes de l’usine Ford à Genk et de ses sous-traitants ont rouvert lundi après trois semaines de congés collectifs.

Dans un mois, la production de la Mondeo sera stoppée à Genk, pour reprendre sur le site de Valence, en Espagne. La fabrication des mono volumes devrait se poursuivre jusqu'au 31 décembre dans l’implantation limbourgeoise, mais le constructeur automobile Ford pourrait encore décider de la délocaliser plus tôt.

Quant aux perspectives de reclassement des travailleurs, elles ne sont pas réjouissantes. Des 4.000 travailleurs de Ford Genk, seuls 350 ont jusqu'à présent décidé de quitter volontairement l'entreprise. La conjoncture économique n'offre que peu d'opportunités. La majorité des travailleurs attendent le coup de sifflet final afin de toucher la prime maximale.

Chez plusieurs sous-traitants, la limite du nombre d'employés autorisés à quitter l'entreprise a déjà été atteinte. Même s'ils trouvent un emploi dans les prochaines semaines, les travailleurs restants ne pourront donc quitter leur emploi actuel.

L’office flamand pour l’emploi VDAB estime que 5.000 travailleurs issus de l’usine Ford et des entreprises de sous-traitance viendront grossir le 31 décembre le chiffre des demandeurs d’emploi en Flandre.