"Lutter contre les ventes illégales de chiens"

Le nouveau ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts (N-VA), s’est dit choqué par des informations qui circulent sur l’importation illégale de chiens, qui sont ensuite vendus par des escrocs comme des chiens de race. Weyts veut se concerter rapidement avec le secteur, ainsi qu’avec ses collègues au niveau européen.

Le quotidien Het Belang van Limburg rapporte ce week-end que le secteur de la vente de chiens en Belgique souffre des agissements d’escrocs et d’une mafia internationale. Il indique notamment que notre pays importe chaque année de façon illégale des dizaines de milliers de chiots, qui sont ensuite vendus chez nous ou acheminés vers la France.

Cette vente est accompagnée d’une fraude à grande échelle sur les puces d’enregistrement des chiots, leurs passeports et leurs vignettes de vaccination. Ces informations sont le fruit de dix mois d’enquête menés par Het Belang van Limburg, qui lui ont permis de découvrir tout un réseau d’éleveurs de chiens en Flandre et la manière dont ces derniers travaillent.

Toujours selon le journal limbourgeois, des animaux sont élevés dans des pays d’Europe de l’est (République tchèque ou Slovaquie, notamment) et ensuite achetés à bas prix chez des éleveurs pauvres. Ils sont revendus par la suite en Belgique pour 5 à 10 fois plus cher. Ils doivent parfois séjourner dans des chenils sales, où ils sont peu soignés.

D’après le vétérinaire Luc Van Gheluwe, qui a déjà dénoncé souvent ces pratiques, les documents des chiens sont également souvent falsifiés. Et des chiots affaiblis ou malades meurent régulièrement pendant leur transport vers la Belgique.

Jusqu’à présent, l’élevage de chiens était une matière gérée par le gouvernement fédéral, mais cela vient de changer à la suite de la Réforme de l’Etat. "C’est clair : il y a des escrocs qui abusent des chiens, pour les vendre" à bons prix. "Il faut les empêcher de continuer à nuire", déclarait le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts (photo). "Je pense que le secteur ne demande d’ailleurs pas mieux".