Reprise de la formation du gouvernement fédéral

Sous la conduite des formateurs démocrate-chrétien flamand Kris Peeters (photo, à dr.) et libéral francophone Charles Michel (photo, à g.), les quatre partis impliqués dans la formation d’une probable coalition fédérale de centre-droit - N-VA, CD&V, Open VLD et MR - se retrouvent ce lundi à 15h à la Chambre pour négocier la déclaration gouvernementale de la prochaine équipe fédérale.

Cette seconde séance plénière - la première s'est tenue le 25 juillet dernier, trois jours après la désignation par le roi Philippe du président du MR, Charles Michel, et de l'ex-ministre-président flamand, Kris Peeters, comme formateurs - débutera à 15h00 à la présidence de la Chambre, en présence des délégations des quatre partis, ainsi que des deux formateurs.

Les présidents des partis seront chacun accompagnés de deux conseillers ou négociateurs, à l'exception du MR, qui sera représenté par le vice-Premier ministre sortant, Didier Reynders, de son collègue du Budget, Olivier Chastel et du vice-président exécutif du parti, Willy Borsus.

Les formateurs Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V) mettaient ce dimanche la dernière main aux douze notes, têtes de chapitres et ossature d'une future déclaration gouvernementale, qu'ils ont préparée avec les équipes au cours des deux dernières semaines lors d'un travail qualifié de "méticuleux", après une phase de discussions bilatérales.

Ces notes des formateurs, qu'ils considèrent comme des "textes à négocier, appelés à évoluer" - bien qu'ils tiennent déjà compte des sensibilités des nationalistes de la N-VA et des libéraux de l'Open VLD ainsi que des remarques formulées lors de rencontres bilatérales avec les formateurs - seront discutées à partir de ce lundi, selon un rythme soutenu. Les négociations sont prévues pour tous les jours de la semaine, sauf le dimanche a priori, soit en plénière, soit au sein de groupes de travail.

Trois grands thèmes à débattre

Elles concernent trois grands thèmes: l'aspect budgétaire, qui tient compte des plus récentes informations sur la situation économique fournies par la Banque nationale (BNB) et le Bureau du Plan, ensuite le volet socio-économique, qui vise à la création d'emplois pour contribuer à l'assainissement budgétaire et au financement des soins de santé et des pensions, et enfin le volet "société". Ce dernier couvre des aspects comme la sécurité, la politique d'asile et de migration, mais aussi la sécurité routière, indiquait une source proche des négociateurs.

Les formateurs espèrent parvenir à un accord avant la rentrée parlementaire, fixée au deuxième mardi du mois d'octobre - soit le 14 octobre cette année - et "si possible en septembre".

Aucune date précise n'a été évoquée pour un prochain rapport des deux formateurs au roi Philippe sur l'état d'avancement de leur mission. Un moment est envisagé "fin août" ou début septembre".