Des règles plus strictes pour les équipes spéciales d’intervention

Le ministère de l'Intérieur veut imposer des exigences plus strictes et des règles de procédure particulières aux équipes spéciales d'intervention (Bijzonder Bijstandsteam - BBT) des corps de la police locale en Flandre, également appelées "bottinekes", écrivent lundi plusieurs journaux flamands. Ces équipes avaient été critiquées après la mort d’un homme dans une cellule de Mortsel.

Le renforcement de ces règles a été décidé par Joëlle Milquet (CDH), qui a récemment démissionné de son poste de ministre de l'Intérieur pour devenir ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans sa circulaire, l'ancienne ministre fédérale indique que les unités spéciales des corps de la police locale doivent satisfaire à des exigences strictes en matière de qualité et de formation. Les unités spéciales de la police fédérale accompagneront ainsi les équipes locales pour la formation et le perfectionnement des BBT.

Plus tôt dans l’année, le Comité P, chargé de contrôler les services de police, avait appelé à établir d’urgence une procédure claire d’intervention auprès de personnes récalcitrantes. D’après un rapport du Comité P, les 23 différentes équipes spéciales d’intervention travaillent chacune de façon différente. Nombre d’entre elles n’ont pas de procédure standard.

En février 2013, un reportage du magazine Panorama (VRT) avait dévoilé le comportement violent de l’équipe d’assistance spéciale de la police d’Anvers. L’intervention des policiers avait mené à la mort de Jonathan Jacob (26 ans) au commissariat de Mortsel.