Des normes de dépenses pour maîtriser le budget

Les négociateurs de la future coalition fédérale (N-VA, CD&V, Open VLD et MR) - qui reprenaient lundi leurs discussion de formation - se sont mis d’accord pour fixer des normes de dépenses primaires, pour le remplacement des fonctionnaires, les soins de santé et les coûts de fonctionnement notamment. Il s’agit de mieux contrôler l’évolution du budget, ont indiqué les formateurs (photo) Charles Michel (MR) et Kris Peeters (CD&V).

Dès ce mardi, les formateurs Charles Michel et Kris Peeters présenteront oralement le contenu de leur note aux représentants des partis pressentis pour former la prochaine majorité fédérale, "afin de prendre en compte leurs points de priorité", a indiqué Michel à l'issue de la première réunion de négociation, lundi soir.

Un groupe de travail composé de techniciens se penchera par ailleurs sur l'élaboration de normes de dépenses primaires, qui seront appliquées pour le remplacement des fonctionnaires, dans les soins de santé, et les coûts de fonctionnement, notamment.

Les quatre partis (N-VA, CD&V, Open VLD et MR) ont consacré leur première réunion de lundi à un échange de vues sur le budget et, plus particulièrement, aux trajectoires budgétaires possibles dans les années à venir. L'enjeu budgétaire sera abordé de manière transversale au cours des différentes réunions.

Nicolas Maeterlinck

Avant tout créer de l’emploi

La note qui servira d'ossature aux négociations se compose d'une douzaine de chapitres, portant d'une part sur le domaine socio-économique et la création d'emplois et d'autre part sur les sujets de société qui couvrent les domaines de la justice, la sécurité, la mobilité, et l'immigration, notamment. "Tout le monde est convaincu que nous devons réformer ce pays dans le domaine socio-économique en ayant l'objectif de créer de l'emploi", a expliqué Kris Peeters.

"La volonté des quatre partis est de prendre des décisions en vue de créer de l'emploi. La création d'emploi est la clé pour financer la sécurité sociale et les pensions", a souligné Charles Michel. Les co-formateurs organiseront une communication lorsque des avancées significatives auront lieu.

Les réunions plénières reprendront jeudi, vendredi et samedi. A noter que les négociateurs n'ont pas abordé la question du candidat pour la Belgique à la Commission européenne, qui doit pourtant être réglée d'ici la fin du mois d’août. Les "initiatives nécessaires" seront prises pour que l'échéance soit respectée, a assuré Kris Peeters. Le point ne viendra pas à l'ordre du jour cette semaine.