"Il faut de nouveaux marchés pour les fruits belges"

Les fruiticulteurs limbourgeois réclament des subsides pour rechercher de nouveaux marchés d’exportation pour leur production. A la suite du boycott russe de produits agricoles européens - en réaction à la crise en Ukraine -, les cultures fruitières belges sont menacées.

La Russie était le plus grand marché d’exportation pour les poires du Limbourg et du Hageland (région située entre Aarschot, Louvain, Tirlemont et Diest), et représentait une part de marché de 60% pour les poires. Jusqu’à ce que Moscou annonce un boycott des produits agricoles des pays occidentaux.

Pour les fruiticulteurs limbourgeois et du Hageland la situation est assez dramatique. Les arbres regorgent de fruits cet été, et pour certains sortes de fruits il s’agirait même justement d’une récolte record.

Les fruiticulteurs réclament donc des subsides au gouvernement flamand pour pouvoir rechercher de nouveaux marchés d’exportation. Ils songent notamment aux Etats-Unis et au Canada.

A l’heure actuelle, ces deux pays limitent l’importation de fruits venant de Belgique, mais des négociations sont en cours pour ouvrir ces deux marchés. D’après Johan Lieten de la branche limbourgeoise du réseau d’entreprises flamand Voka, le dossier pour le Canada est le plus avancé. Il pourrait résoudre une partie du problème des fruiticulteurs belges.

En ce qui concerne les négociations avec les Etats-Unis, six autres pays y seraient impliqués. Certains fruiticulteurs flamands ont envisagé de ne pas cueillir les fruits des arbres parce qu’ils ne parviendront de toute façon pas à les vendre et que la cueillette leur coûte de l’argent.

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