Baisse de la surpopulation dans les prisons belges

La surpopulation carcérale est en nette baisse en Belgique. Actuellement, les prisons du pays comptent 11,5% de détenus en trop, contre 31,7% il y a deux ans. Ces chiffres, révélés par le quotidien De Tijd, ont été confirmés à la rédaction de la VRT par Laurent Sempot, porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Si le pourcentage mentionné est une moyenne de toutes les prisons du pays, la surpopulation carcérale est effectivement en baisse dans chacun des établissements, "même dans les prisons qui connaissent traditionnellement une importante surpopulation", souligne Laurent Sempot. "Cela ne signifie pas que le problème est désormais résolu. Nos prisons connaissent toujours des difficultés", nuance-t-il.

"La plus grande baisse est constatée à Forest et Anvers, qui connaissent traditionnellement la plus forte surpopulation. A Anvers, le nombre de détenus masculins est passé sous le cap des 500, pour un total de 365 places. Auparavant, ils étaient au nombre de 650. Le phénomène est le même à Forest", précise Laurent Sempot.

Les raisons de cette baisse de la population carcérale ne sont pas encore claires, mais le porte-parole de l’administration pénitentiaire émet d’ores et déjà quelques hypothèses. "Ces dernières années, trois nouvelles prisons et un centre légal pour détenus ont été ouverts. Cela a dû jouer une rôle important".

Parallèlement, le nombre de détenus a lui-même baissé. "En avril dernier, on comptait un nombre record de 11.769 détenus. Actuellement, ils sont 11.276. Cette situation est sans doute liée à la gestion de l’ancienne ministre de la Justice", avance-t-il.

Lors de la dernière législature, la ministre Annemie Turtelboom (Open VLD) a mené une politique favorisant certaines solutions alternatives telles que les travaux d’intérêts généraux, les probations, ou encore la surveillance électronique.