Le service minimum bientôt de mise ?

Les négociateurs de la coalition suédoise se sont quittés dimanche vers 1h30 après avoir bouclé la première lecture de deux chapitres de la note des co-formateurs. Les quatre partis qui participent aux négociations se sont accordés sur le principe d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève.
Nicolas Maeterlinck

Après avoir abordé jeudi et vendredi les chapitres justice, sécurité, asile et migration, les formateurs Kris Peeters et Charles Michel ont réuni samedi à 14h les négociateurs du MR, de la N-VA, du CD&V et de l'Open VLD pour aborder les chapitres 8 et 9 de leur note qui visaient quelques points sensibles comme le service minimum ou la participation de l'Etat dans Belgacom et b-post.

Les quatre partis s'accordent sur le principe d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève. "Il ne s'agit bien sûr que d'une première lecture. La formulation précise doit encore être mise sur papier", a souligné M. Peeters.

Les libéraux ont souvent réclamé l'instauration d'un service minimum. Le vice-premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) l'a rappelé lorsqu'il est arrivé à la présidence de la Chambre, où se déroulent les négociations.

"Cela existe dans beaucoup d'autres pays européens. Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible chez nous", a-t-il souligné, en faisant remarquer que le service minimum était déjà d'application dans des domaines comme celui des hôpitaux ou de la police.

"Dans la note, il y a une série d'adaptations, avec le respect du droit de grève mais un service minimum", a précisé pour sa part le président du CD&V, Wouter Beke.

La question budgétaire au menu des prochaines discussions

Les négociateurs ont donc achevé la première lecture de la moitié de la note des formateurs. Des remarques et amendements ont été formulés. MM. Peeters et Michel profiteront des deux jours qui viennent pour les intégrer et présenter une version remaniée.

Mardi, les négociateurs des quatre partis se retrouveront pour aborder la question budgétaire sur laquelle un groupe de travail s'est déjà penché. Celui-ci a entre autres examiné la question des normes qui encadreront l'évolution de certaines dépenses: les dépenses primaires, les remplacements dans la fonction publique ou encore le budget des soins de santé. Les premiers chapitres de la note, consacrés à l'emploi, l'énergie, la fiscalité et les dépenses sociales, seront ensuite abordés.

Selon M. Peeters, la formation d'un nouveau gouvernement subira à ce moment un coup d'accélérateur et les réunions pourraient se prolonger la soirée voire la nuit. Il n'y aura pas de réunion plénière dimanche et lundi.