"Le candidat belge à la Commission européenne sera connu jeudi"

Le nom du candidat belge au poste de commissaire européen sera connu mercredi ou jeudi a déclaré Kris Peters (CD&V) l’un des deux formateurs du gouvernement fédéral. Dimanche, le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker avait donné trois jours à notre pays pour proposer son candidat et avait insisté pour que ce soit une candidate.

Même si le CD&V soutient toujours la candidature de Marianne Thyssen, Kris Peeters se déclare avant tout co-formateur.

"Je recherche des solutions dans lesquelles chacun des partis de la future coalition pourra trouver son compte. C’est ma mission dans les prochaines heures et les prochains jours".

La question est délicate. Car les partenaires de la future coalition de centre-droit : l’Open VLD, la N-VA et le MR ne veulent pas que le CD&V obtienne à la fois le poste de Premier ministre convoité par Kris Peeters et celui de commissaire européen.

Or Jean-Claude Juncker insiste pour que le candidat belge soit une femme, donc Marianne Thijssen. Car si la nouvelle Commission n’est pas assez mixte, elle risque d’être recalée par le Parlement européen.

"Nous devons proposer un bon candidat et nous divulgueront son nom lorsque tout sera réglé et pas avant. En politique tout est lié et il est important que tout le monde y trouve son compte" conclu Kris Peeters.

Malgré ce que dit Kris Peeters, certains observateurs ne pensent pas qu’il pourrait renoncer à son poste de Premier ministre pour laisser la voie libre de la Commission européenne à Marianne Thyssen.

Certains estiment plutôt que la Belgique pourrai proposer la candidature du libéral francophone Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères sortant.

Ce dernier a aussi occupé longtemps le poste des Finances et a d’ailleurs participé à des conseils Eco fin et aussi à l’Euro groupe.

Par ailleurs le départ de Didier Reynders pour l’Europe serait une bonne nouvelle pour le président du MR, Charles Michel qui aimerait devenir vice-Premier ministre du futur gouvernement fédéral.

Au MR on reconnait que même sans la question du poste de vice-Premier, il vaudrait mieux éviter d’avoir les deux éternels rivaux Michel et Reynders dans le même gouvernement.