Thyssen : "Je ne me suis jamais sentie la rivale de Kris Peeters"

"Je comprends que ce n'était pas un choix évident, mais c’est l’esprit d’équipe et le contenu qui ont prévalu", a déclaré jeudi matin Marianne Thyssen après sa désignation comme candidate belge au poste de commissaire européen, lors d'une conférence de presse, entourée de Kris Peeters et du président du CD&V, Wouter Beke.

Marianne Thyssen a exprimé sa gratitude envers son parti qui a soutenu sa candidature à la Commission européenne et du même coup a sacrifié la possible accession du formateur Kris Peeters au poste de premier ministre.

Marianne Thyssen n'a pas voulu s'avancer sur le portefeuille qu'elle recevrait au sein de la Commission. Tout ce qui a circulé dans les médias à ce sujet relève de la "spéculation", a-t-elle assuré.

La future commissaire dit avoir été soutenue par son parti, par Wouter Beke et Kris Peeters, et a refusé de parler de rivalité avec Kris Peeters.

"Je ne me suis jamais sentie la rivale de Kris Peeters", a-t-elle affirmé. "Kris s'est rangé résolument derrière la candidature de Marianne", a ajouté Wouter Beke.

Le CD&V a pris la décision de soutenir la candidature de Mme Thyssen à la Commission en sachant bien qu'il ne pourrait décrocher en plus le poste de premier ministre, a encore indiqué le co-formateur.

A l'entendre, la discussion avec les autres partis associés à la formation du gouvernement a néanmoins été tendue jusqu'au bout.

Le poste de premier ministre sera confié à la famille libérale. La personnalité qui a assumera cette fonction ne sera choisie qu'à l'issue de cette négociation.