Peeters : "La coalition suédoise est viable"

"Je suis convaincu que c’est une coalition nécessaire pour la Belgique", a ajouté le formateur Kris Peeters (CD&V) vendredi soir, alors que les représentants de la N-VA, du MR, du CD&V et d’Open VLD reprenaient leurs négociations, après leur session marathon de mercredi et jeudi. "Si cette coalition n’était pas viable, je ne serais pas ici", ajoutait le président des démocrates-chrétiens flamands, Wouter Beke.
Jonas Roosens

Dès ce vendredi soir, les représentants de la N-VA, du MR, du CD&V et d'Open VLD - appelés à former le nouveau gouvernement fédéral - voulaient faire le point sur le budget et organiser l'agenda des prochains jours, maintenant que les groupes de travail ont achevé de préparer la deuxième lecture de la note de formation. "Le budget est la première priorité. Quand on aura les contours budgétaires, on pourra procéder aux premiers arbitrages", a souligné le vice-Premier ministre Didier Reynders (MR).

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les négociateurs avaient convenu que le futur Premier ministre serait issu de la famille libérale. Le poste doit donc revenir à une personnalité du MR ou de l'Open VLD. La très populaire Maggie De Block (photo) - ministre à l’Immigration sortante - ne se voit pourtant pas exercer cette fonction. "Non, non, non", a-t-elle répondu de loin aux journalistes. "Ce n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle précisé.

Aux yeux du CD&V, le N-VA - en tant que premier parti de la coalition - aurait aussi pu fournir le Premier ministre du futur gouvernement. Et la proposition a été faite à Bart De Wever "C'est normal que le premier parti donne le Premier ministre", a souligné Kris Peeters. Le formateur avait déjà fait un commentaire similaire, jeudi, lors de la conférence de presse que le CD&V organisait après la désignation de Marianne Thyssen comme commissaire européenne. Il avait expliqué que tantôt sérieusement, tantôt en plaisantant il avait proposé le poste à Bart De Wever.

Sur les ondes d'ATV, la télévision locale d'Anvers, le président des nationalistes flamands et bourgmestre de la métropole (photo) a répondu à ces sollicitations, en y laissant entendre que le 16 rue de la loi n'est pas nécessairement réservé aux libéraux. "Je suis toujours charmé lorsque des gens souhaitent soutenir ma carrière politique, mais nous avions conclu d'autres accords. Naturellement, ceux-ci ont changé et la question du Premier ministre est à nouveau sur la table. Mais le nouvel accord, c'est que, si le CD&V veut fournir le nouveau commissaire européen, la famille libérale prendrait éventuellement le 16 rue de la Loi ", a déclaré De Wever.

Et d'ajouter: "Moi-même, je n'ai jamais eu cette ambition. J'ai l'ambition d'élaborer un accord de gouvernement cohérent. Si cela réussit et que c'est bon au niveau du contenu, je serai un homme heureux, mais je serai toujours un bourgmestre d'Anvers très heureux".