"Je ne comprends pas le choix entre Premier et l’Europe"

Interviewé ce dimanche midi dans l’émission "De Zevende Dag" à la VRT, Herman Van Rompuy (photo), président du Conseil européen sortant, a affirmé ne pas comprendre que son parti, le CD&V, ait été forcé par les libéraux du MR de choisir entre le poste de Premier ministre fédéral et celui de commissaire européen. C’est finalement l’eurodéputée Marianne Thyssen (CD&V) qui a été proposée comme nouvelle candidate belge pour la Commission européenne. Il est donc probable que le poste de Premier ministre sera attribué à un libéral francophone, ou flamand. Van Rompuy souligne néanmoins que la situation politique n’est pas comparable à celle des années 1990, lorsque lui-même était actif au niveau national belge.

"Le choix entre le poste de Premier ministre fédéral et celui de commissaire européen est un choix que je ne comprends pas, parce que nous n’avons encore jamais été mis devant un tel choix", déclarait ce dimanche midi le président du Conseil européen sortant dans l’émission télévisée "De Zevende Dag".

"Mais les choses se sont passées comme elles se sont passées. Nous vivons actuellement une situation exceptionnelle, qui ne peut absolument pas être comparée avec celle des années 1990, lorsque le parti démocrate-chrétien flamand était le plus grand parti populaire".

Herman Van Rompuy (CD&V), qui passe le flambeau de président du Conseil européen au Polonais Donald Tusk, s’est dit ravi de la candidature de l’eurodéputée Marianne Thyssen (CD&V, photo) comme commissaire européenne belge. "Je suis vraiment content, parce que j’ai une bonne relation avec Marianne. Mais comprenez-moi bien : le choix a été fait par le gouvernement belge et pas depuis le Conseil européen. Je n’ai rien eu à voir avec ce débat. Mais le choix de Marianne Thyssen a vraiment été délibéré, par respect pour son parcours", concluait Herman Van Rompuy.

BELGA/WAEM