Reynders favorable à une participation à une coalition en Irak

Devant la Commission des relations extérieures de la Chambre, le ministre des Affaires étrangères sortant Didier Reynders (MR) s’est dit favorable, ce mercredi, à ce que la Belgique soutienne une coalition internationale qui interviendrait pour lutter contre le groupe terroriste Etat islamique en Irak et en Syrie.

Didier Reynders a précisé devant la Commission des relations extérieures de la Chambre que la Belgique n'a pas encore reçu de demande formelle de soutenir une coalition internationale pour lutter contre l’Etat islamique. .

Notre pays n'a pas non plus reçu de demande de livraison d'armes de la part de l'ambassade irakienne, a souligné le ministre des Affaires étrangères. Il s'est montré réticent au fait de livrer des armes à la Syrie, car "il est très difficile de savoir qui sera ‘l'utilisateur final’ de ces armes. Elles sont parfois échangées contre des otages, par des groupes avec lesquels nous avons traité."

La participation de la Belgique à la "coalition of the willings" mobilisée par les Etats-Unis devra être décidée par le prochain gouvernement fédéral belge ou, à défaut, par le Parlement, a encore indiqué le ministre des Affaires étrangères sortant. Il n'est pas exclu que cette opération implique aussi des frappes en Syrie, étant donné que le groupe terroriste y est actif, "mais nous ne demanderons pas l'autorisation du gouvernement de Bachar El-Assad".

Didier Reynders a rappelé que la Belgique a déjà envoyé de l'aide humanitaire à Erbil pour soutenir les milliers de personnes déplacées. Le royaume soutient "le gouvernement inclusif" qui s'est mis en place récemment. "Il faut le soutien des Etats-Unis et de l'Union européenne, mais aussi de l'Iran et des pays du Golfe", a commenté le ministre.

La lutte contre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) passe aussi par des mesures de gel des avoirs, qui pourraient être étendues dans les prochaines semaines. "J'ai pris contact avec le gouverneur de la Banque nationale et mon collègue des Finances pour voir ce que nous pouvons faire au niveau belge", a expliqué Didier Reynders. "Ce soi-disant Etat islamique dispose déjà d'un territoire, d'une population et, surtout, d'un trésor de guerre considérable. Ce que nous vivons, c'est l'installation d'un groupe terroriste d'une ampleur jamais vue."

AP2014