Bourgeois prêt à envisager plus de collaborateurs étrangers

Sur les 34 personnes qui travaillent actuellement au cabinet du ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA), seules 4 sont d’origine étrangère. Celui qui a encouragé mercredi les entrepreneurs flamands à engager davantage d’allochtones dans leurs sociétés s’est dit prêt, ce mercredi sur les ondes radio de la VRT, à envisager un objectif chiffré de collaborateurs étrangers dans les cabinets ministériels flamands.

Le taux d’emploi des ressortissants d’origine étrangère résidant en Flandre est actuellement de 46%, ce qui est nettement moins que la moyenne de 58% dans les pays européens. Dans un discours qu’il prononçait mercredi devant des membres du réseau flamand d’entreprises (Voka), le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) encourageait les employeurs à engager davantage des collaborateurs allochtones.

Mais le ministre-président flamand suit-il son propre conseil ? C’est la question qui lui a été posée ce mercredi dans l’émission "Vandaag" sur la première chaine radio de la VRT. "Actuellement, j’ai 4 collaborateurs sur 34 qui sont d’origine étrangère", répondait Geert Bourgeois. Ce qui représente un peu moins de 12% de collaborateurs allochtones.

"Je ne travaille vraiment pas sur base de chiffres", expliquait Bourgeois. "J’engage les gens sur base de leurs compétences. Ce sont des domaines très spécifiques qui sont traités aux différents cabinets ministériels. On y a besoin de conseillers dans des matières très spécifiques. Dans certains cas, on arrive ainsi à un bon mélange de collaborateurs, dans d’autres cas pas".

Pour les cabinets ministériels flamands, il n’y a donc pas de règles spécifiques de recrutement qui sont en vigueur. Mais Geert Bourgeois s’est dit prêt à y réfléchir.

Pour ce qui est de l’engagement de fonctionnaires flamands, l’objectif chiffré de 8% d’allochtones est par contre d’application. Ce chiffre a été revu à la hausse dans l’accord du nouveau gouvernement flamand.