Maggie De Block: "Premier ministre? Je ne dis ni oui ni non"

D’après une enquête d’opinion récemment réalisée à la demande de la Libre et de la RTBF, Maggie De Block serait la personnalité politique que les Belges voudraient voir au 16 rue de la Loi. La médecin de famille originaire de Merchtem aurait également la faveur des francophones pour mener la prochaine coalition dite suédoise. Invitée ce dimanche sur le plateau du Zevende Dag (VRT), la négociatrice Open VLD a indiqué ne dire "ni oui, ni non" à ce poste.

Le résultat de ce sondage plaçait la ministre sortante de la Justice, de l’Asile et de la Migration devant le co-formateur Kris Peeters (CD&V), Bart De Wever (N-VA) et Didier Reynders (MR), et ce, non seulement en Flandre, mais également en Wallonie et à Bruxelles.

"C'est la première fois que ça arrive, je pense. C'est inexplicable mais je suis connue pour garder les pieds sur terre", a ajouté Mme De Block sur le plateau de l'émission.

La négociatrice n'a pas voulu dire si elle était candidate. "Le Premier ministre sera issu de la famille libérale. La décision sera prise à la fin des négociations", a-t-elle rappelé.

Fait marquant : le co-formateur libéral francophone Charles Michel, pourtant pressenti par certains à ce poste, ne figure dans aucun des tops 3 du sondage. Maggie De Block estime que rien n’est encore fait. "En politique, les choses peuvent prendre une drôle de tournure, jusqu’au bout", estime-t-elle.

Quelle que soit la personne choisie, la tâche sera difficile. "On ne peut pas sous-estimer cela. De grands défis nous attendent et ce sera le Premier ministre qui devra diriger ça". Les négociateurs ont d’ores et déjà annoncé que 17 milliards d’euros devront être économisés lors de la prochaine législature.