Consensus en vue d'une participation belge à l’intervention contre l’EI

Presque tous les partis politiques belges sont favorables à une participation de notre pays à la coalition internationale contre l’Etat islamique. Le PS, le CD&V, la N-VA et le MR ont déjà indiqué qu’ils y étaient favorables. Même les écologistes flamands de Groen sont pour mais à certaines conditions. Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), se trouve à Paris où il participe à la Conférence pour la paix et la sécurité en Irak.

Si lors de cette conférence de Paris l’aide de la Belgique est demandée, alors la Chambre se réunira rapidement pour se prononcer. C'est en effet, la Chambre qui est la seule habilitée à donner un mandat pour une intervention militaire.

"Dès que ce mandat sera accordé par la Chambre alors cela pourrait aller très vite" a confié Didier Reynders. "Je ne peux pas vous donner de délai précis mais je note qu’il n’y a aucune critique ni résistance à une possible participation belge".

Le consensus grandit au sein des partis politiques en faveur d’un participation militaire. Hier, le Premier ministre en affaires courantes, Elio Di Rupo (PS) a déclaré que "si la demande nous en est faite, il sera favorable, à ce que notre pays participe à la coalition des pays luttant contre l'Etat dit islamique."

La N-VA et Groen soutiennent aussi une intervention militaire.

Le parlementaire Wouter De Vriendt (Groen) estime qu’il est important d’associer une action militaire à une stratégie politique efficace. "Nous ne devons pas nous lancer de manière aveugle dans une aventure militaire".

Dirk Van der Maelen (SP.A) insiste pour qu’une telle intervention se fasse sous mandat de l’ONU. "Afin qu’elle ne soit pas considérée comme une intervention occidentale unilatérale contre l’islam".

Toutefois, il y a peu de chance qu’un tel mandat soit obtenu. La Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ont toujours mis leur veto à toute intervention militaire en Syrie.

Trois stratégies possibles pour la Belgique

Selon des sources proches du gouvernement, il y aurait trois sortes d’interventions possibles de notre pays pour participer à la lutte contre l’EI.

L'engagement de quatre ou de six chasseurs F-16 qui pourraient prendre part aux bombardements sur des cibles de l’organisation terroriste.

Autre possibilité, l’apport d’une aide humanitaire via l’engagement d’appareils de transports comme les C-130.

Enfin on envisage également l’engagement de troupes belges en vue de former l’armée irakienne.