Incendie criminel dans une synagogue d’Anderlecht

Trois personnes ont été légèrement intoxiquées lors d'un incendie qui s'est déclaré mardi matin dans une synagogue d'Anderlecht. L'hypothèse criminelle est fortement envisagée car quatre foyers différents ont été décelés sur les lieux.

L'incendie qui s'est déclaré mardi matin dans une synagogue à Anderlecht est bien d'origine criminelle.

Le laboratoire de la police scientifique ainsi qu'un expert incendie se sont rendus sur les lieux.

Une information a été ouverte pour incendie volontaire. Les circonstances précises de l'incendie et la motivation des auteurs, qui n'ont pas encore été identifiés, demeurent inconnues.

L'incendie qui s'est produit mardi matin dans une synagogue située rue de la Clinique à Anderlecht, a été signalé vers 06h30.

Le feu s'est déclaré au deuxième étage du bâtiment où des dégâts de fumée ont été constatés par les pompiers qui se sont rendus sur les lieux. Les trois personnes qui s'y trouvaient ont été légèrement intoxiquées par les fumées et ont été soignées sur place. Il s’agit de la famille du gardien de la synagogue qui était absent.

D'après les pompiers de Bruxelles, quatre foyers distincts ont été détectés sur les lieux, ce qui conforte l'hypothèse d'un geste criminel. Les premières constations de l'expert incendie requis par le parquet de Bruxelles vont dans le même sens. Une enquête approfondie fournira davantage de précisions sur les circonstances exactes de l'incendie.

Jehuda Guttman, président de la communauté juive d’Anderlecht estime qu’il s’agit d’un acte de vandalisme. "Il y a des actes de vandalisme partout, dans les magasins, sur le mobilier urbain. Cette nuit, ils ont sans doute cru bon de venir ici".

Incident au Mémorial dimanche

Des projectiles ont été jetés dimanche soir en direction d'un groupe de visiteurs qui se trouvaient au Mémorial National aux Martyrs Juifs de Belgique à Anderlecht, à l'occasion de la Journée européenne de la culture juive et de l'inauguration d'une plaque commémorative.

Il n'y a pas eu de blessé. La police locale a ouvert une enquête et dressé un procès verbal. Le conservateur du Mémorial et la Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA) comptent porter plainte.

L'incident s'est produit dimanche vers 18h au Mémorial National aux Martyrs Juifs de Belgique à Anderlecht, où sont gravés les noms des 24.000 Juifs résistants déportés depuis la caserne Dossin de Malines vers les camps d'extermination nazis où ils ont été assassinés. Le lieu était exceptionnellement ouvert le dimanche en raison de la Journée européenne de la culture juive.

Charles Helholc, le conservateur du Mémorial, y effectuait une visite en présence d'une vingtaine de personnes. Quand le groupe s'est retrouvé au centre du Mémorial qui est en plein air, plusieurs demi briques, pierres volumineuses ainsi qu'une bouteille d'alcool vide, ont été jetés dans sa direction, vraisemblablement depuis un terrain de basket jouxtant le jardin qui entoure le Mémorial.

Le conservateur a immédiatement avisé de l'incident les deux policières qui se trouvaient de faction devant le Mémorial. Un homme au visage dissimulé par son t-shirt, est passé à vélo à plusieurs reprises devant le Mémorial et a proféré des propos antisémites avant de prendre la fuite. Il n'a pas pu être intercepté.
Eric Tomas (PS), le bourgmestre d'Anderlecht, a fermement condamné cet incident.

La Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA) a fait savoir à travers son avocat Christophe Goossens, qu'elle allait porter plainte pour tentative de coups et blessures avec circonstance aggravante de mobile antisémite.