Netflix et la VRT vont collaborer

Le service de vidéo en ligne Netflix a fait son apparition la nuit dernière en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg. Dans la foulée, la télévision publique flamande a annoncé avoir conclu un accord avec le géant américain. La VRT mise ainsi sur le changement de comportement de l’audimat.

Netflix compte à ce jour plus de 50 millions d’abonnés dans le monde, dont plus de 70% aux Etats-Unis. Depuis 2012, le groupe américain est présent au Royaume-Uni, en Irlande, au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède, et depuis 2013 aux Pays-Bas. En début de semaine, le service de vidéo à la demande a également fait son apparition en Allemagne, France, Autriche et Suisse.

La Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg ont intégré depuis cette nuit le groupe de pays bénéficiant du service de vidéos en ligne. Celui-ci permet d’accéder contre un abonnement mensuel à une multitude de films et de séries sur différents supports, dont la télé, les tablettes ou encore les consoles de jeux. Les abonnés peuvent déterminer ce qu’ils regardent, mais aussi le moment où ils le font et la durée de visionnage.

Cette véritable vidéothèque en ligne pourrait donc littéralement changer la manière dont les gens regardent la télé. C’est dans ce cadre que la VRT a décidé d’entrer en jeu. Hier soir, le directeur général de la télévision, Jean-Philip Tender a annoncé une collaboration avec Netflix, un accord confirmé par le patron du géant américain, Reed Hastings.

Le service public flamand mise sur le changement de comportement de l’audimat et proposera certaines de ses séries télé via Netflix. "Il s’agit en premier lieu d’un service pour l’utilisateur de médias, qui veut aujourd’hui pouvoir visionner des programmes en direct et de façon linéaire, mais aussi quand ça lui convient. C’est pourquoi la VRT et ses séries veulent être présentes sur le plus grand nombre de plateformes possibles ", a indiqué le directeur général de la télévision, Jean-Philip De Tender.

"Nous allons évidemment vendre nos séries, ce qui engendrera des revenus pour la VRT, de l’argent que nous pourrons réinvestir dans de nouvelles séries. Un partie des bénéfices ira aux coproducteurs", ajoute-t-il.