"Diviser des pays va à l’encontre de l’expansion de l’UE"

Interrogé ce lundi matin dans l’émission "De Ochtend" de la VRT radio, le président du Conseil européen sortant, Herman Van Rompuy (photo), est ravi du résultat du référendum écossais, au cours duquel une majorité de plus de 55% de la population a refusé une indépendance de l’Ecosse. L’ancien Premier ministre belge estime que la division de pays va totalement à l’encontre de la philosophie d’expansion de l’Union européenne.

Au cours du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, auquel ont pris part jeudi dernier 84,6% des habitants des 32 circonscriptions écossaises, 55,3% des électeurs ont refusé une scission d’avec le Royaume-Uni. "Comme de très beaucoup Européens, je suis content du résultat du référendum. Sinon nous aurions dû nous adapter", a reconnu le président du Conseil européen sortant, le Belge Herman Van Rompuy.

Il rappelle qu’en cas de victoire du 'oui', l’Ecosse aurait dû négocier avec Londres sur les conditions d’une indépendance. "Et ce n’est pas si facile. Cela aurait été le début d’une très longue période d’incertitude".

D’après Van Rompuy - dont le mandat européen se termine le 30 novembre prochain et qui achèvera alors sa carrière politique -, il n’est pas vrai que "beaucoup" de régions de l’Union européenne tentent d’obtenir leur indépendance. "Il ne faut pas exagérer”. Selon lui, le souhait d'autodétermination des Catalans est une question que les autorités espagnoles et catalanes doivent régler.

"Nous sommes en faveur d’une unité des états membres, mais c’est aux pays à déterminer comment ils s’organisent", clarifiait Herman Van Rompuy.

Selon lui, les régions qui se séparent des pays membres ne doivent pas croire qu’elles peuvent se rattacher automatiquement à l’Union européenne. "Ce sont les 28 états membres qui doivent se prononcer sur la candidature d’un nouvel état. Il y a des pays aux frontières de l’Union qui veulent s’y joindre et avec lesquels nous menons des négociations. L’Union est en pleine expansion, et la division de pays en régions indépendantes y est totalement contradictoire".