"Pas de projet sérieux d’attentat contre la Commission européenne"

Le parquet fédéral a démenti ce lundi que des explosifs destinés à perpétrer un attentat à la Commission européenne à Bruxelles étaient prêts à être utilisés, comme le rapportait le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. Il précise que du matériel pouvant "potentiellement" servir à la fabrication d'un engin explosif a bien été trouvé lors d'une perquisition aux Pays-Bas, mais nie la découverte d'explosifs. Le niveau de sécurité a cependant été relevé dans les bâtiments de la Commission.
BELGA/GERON

Deux Néerlandais originaires de Turquie ont été arrêtés le 7 août dernier à Bruxelles pour participation à des activités d'un groupe terroriste. "Le contenu de l'article faisant état de la découverte d'explosifs lors d'une perquisition à Bruxelles n'est pas correct", indiquait ce lundi le parquet fédéral, faisant référence à une publication du quotidien Het Laatste Nieuws.

Le parquet fédéral souligne qu'il n'existe à ce stade aucune preuve solide de projet "très concret" d'attentat contre des bâtiments de la Commission européenne. Il précise toutefois que l'enquête s'est intéressée, avant les arrestations évoquées, à des personnes se trouvant à une adresse dans le quartier des institutions européennes. "Il n'y a pas encore de preuve sérieuse que l'on puisse relier cet élément à un projet très concret d'attentat", conclut le parquet, qui rappelle que les deux suspects en détention préventive bénéficient de la présomption d'innocence.

Dans un e-mail interne à la Commission européenne, on pouvait lire que "aucune menace spécifique n'a été identifiée contre la Commission ou son personnel". C'est ce qu'écrit le commissaire slovaque Maros Sefcovic (photo), chargé des Affaires interinstitutionnelles et qui veille à la sécurité à la Commission.

"Vous pouvez être sûrs que toutes les mesures possibles ont été prises, tant pour anticiper les menaces que pour y réagir", poursuit-il. "Dans le climat international actuel, et par précaution, j'ai néanmoins décidé de relever le niveau de sécurité dans les bâtiments de la Commission. Si nécessaire, des mesures de sécurité supplémentaires pourront être mises en œuvre."