La justice recherche le père de Delphine Boël

Dans la salle de la 12e chambre du tribunal civil de Bruxelles, les plaidoiries ont débuté ce mardi matin dans le cadre de la procédure entamée par l’artiste belge Delphine Boël (46 ans) pour contester la paternité de son père légal, Jacques Boël, et faire reconnaître le roi Albert II comme son père biologique. Le procès devrait durer au moins un mois.

En 2013, Delphine Boël avait introduit une procédure en contestation de paternité de Jacques Boël, son père légal, et en reconnaissance de paternité d'Albert II, devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Elle avait ainsi cité en justice le roi - qui n'est plus protégé par son immunité royale depuis qu’il a abdiqué en juillet 2013 -, pour qu'il se soumette à un test ADN.

L’artiste belge de 46 ans avait expliqué son action par le fait qu'elle subit des discriminations en tant que fille présumée du roi Albert II. Depuis une quinzaine d’années, la jeune femme et sa mère la baronne Sybille de Sélys Longchamps affirment publiquement que le roi Albert II est le père biologique de Delphine, née d’une relation extra-conjugale entre la baronne et celui qui était à l’époque encore prince de Liège. Mais Albert II nie cette paternité.

Delphine porte le nom de Jacques Boël, son père légal, qui a éré l’époux de Sybille de Sélys Longchamps. Jacques Boël avait déjà annoncé qu'il ne contestera pas l'action en désaveu de paternité introduite par Delphine Boël à son encontre. Selon ses avocats, il s'est d’ailleurs soumis récemment à un test ADN, qui a révélé qu'il n'est effectivement pas le père biologique de Delphine Boël.

Les plaidoiries ont débuté ce mardi au tribunal civil de Bruxelles. Delphine Boël était présente dans la salle d’audience avec son mari, pour assister aux débats. "Mon client est serein par rapport à cette affaire", a simplement déclaré Me Philippe Grégoire, le conseil de Jacques Boël. Les autres avocats sont entrés sans faire de commentaire. Albert II (photo), lui, ne s'est pas présenté au procès.

Les plaidoiries se poursuivaient ce mardi après-midi. L’avocat de Delphine Boël voulait notamment demander la levée du huis clos.