Le Parlement accorde sa confiance au gouvernement Bourgeois

Le vote au Parlement flamand s’est déroulé mercredi soir majorité (N-VA, CD&V, Open VLD) contre opposition (SP.A, Groen, Vlaams Belang, UF), par 86 voix contre 32, à l’issue d’une journée de débat sur la Déclaration de septembre du gouvernement Bourgeois I. L’opposition a surtout critiqué les mesures d’économies annoncées par le nouveau gouvernement flamand.

Pendant les débats qui se sont déroulés mercredi au Parlement flamand, au sujet de la Déclaration de septembre présentée lundi par le ministre-président Geert Bourgeois (N-VA), les partis d'opposition ont dénoncé durement les économies que réalisera la nouvelle équipe. Dans sa réplique, Geert Bourgeois a mis en avant les "choix nécessaires" qu'a dû faire son gouvernement.

"Nous n'avons pas choisi d'augmenter les impôts, d'accroître la dette ou de dépenser l'argent que nous n'avons pas. Je comprends que le SP.A préfère une hausse des impôts et Groen le déficit pour accroître la dette. Ce n'est pas notre option", a souligné Bourgeois.

D’après le ministre-président, il est faux de prétendre que le nouvel exécutif se soit borné à réaliser des économies. Des investissements sont aussi prévus dans les bâtiments scolaires, dans le secteur du bien-être ou dans la recherche et le développement. "Ces investissements sont nécessaires pour créer une prospérité durable". Bourgeois a insisté sur les réformes qui seront menées. "Nous veillons à offrir aux différents acteurs un changement qui passe par la confiance et plus de liberté".

Le débat a parfois été vif entre les socialistes du SP.A et les nationalistes de la N-VA. Le nouveau chef de groupe, John Crombez (photo), a mené la charge contre le "gouvernement des factures".

Le ton est monté aussi entre le président des socialistes flamands, Bruno Tobback, et la ministre du Logement, Liesbeth Homans (N-VA). Selon Tobback, l'ex-présidente du centre public d’aide sociale d'Anvers et ses projets de réforme vont créer l'angoisse chez les bénéficiaires d'un logement social. "Nos visions diffèrent. Ma politique est sociale et non socialiste", a répondu Homans.