La police appliquera une "semaine sans amende"

Les syndicats des policiers demandent à leurs membres d’attribuer aussi peu d'amendes que possible pendant la semaine prochaine. Ils estiment que leur entretien de ce vendredi avec les co-formateurs a été "positif", mais que Kris Peeters (CD&V) et Charles Michel (MR) ne leur ont pas donné suffisamment de garanties pour apaiser leurs craintes au sujet de leur droit à la prépension. Les agents de police protestent depuis plus d’une semaine contre la remise en cause de leur accès à la prépension par un arrêt de la Cour constitutionnelle. Ils devront attendre maintenant 62 ans et 40 ans de carrière pour pouvoir prendre leur retraite.

Depuis l’été dernier, les policiers belges savent qu’ils devront travailler plus longtemps avant de pouvoir prendre leur retraite. Le 10 juillet, la Cour constitutionnelle stipulait en effet que toute personne travaillant à la police intégrée ne pourra pas prendre sa pension avant l’âge de 62 ans. Une loi de redressement et des mesures de transition pour les policiers concernés, qui doivent subitement travailler plus longtemps, n’ont pas été adoptées.

La semaine dernière, près de 14.000 agents ont manifesté dans les rues de la capitale contre la suppression du droit des policiers qui faisaient partie de l'ex-gendarmerie d'accéder à la prépension entre 54 et 58 ans, au lieu de 62 ans. Les syndicats menacent d’organiser de nouvelles actions de protestation la semaine prochaine, si les négociateurs de la future coalition fédérale ne présentent pas des pistes de solution.

Ce vendredi midi, les syndicats estimaient ne pas avoir reçu suffisamment de garanties. « L’une des acttions possibles est une 'semaine sans amende'. Nous demanderons alors à nos membres d’adopter une attitude pédagogique, de mettre les gens en garde, afin d’éviter autant que possible de devoir attribuer des amendes", expliquait Vincent Houssin du syndicat libéral.

Cette action sera donc appliquée dès mardi et pendant toute la semaine prochaine, ont confirmé les syndicats.

Et de préciser qu'un certain laxisme ne sera appliqué que pour les infractions légères. D’autre part, les caméras fixes continueront à contrôler la vitesse des véhicules et les infractions graves au code de la route ne seront pas non plus tolérées.