C’est parti pour une semaine sans amendes

Les syndicats des policiers l’avaient annoncé, c’est aujourd’hui que débute la semaine sans amendes pour exiger des négociateurs fédéraux une solution concrète dans le dossier "Pension". Toutefois, les chauffards qui mettront la sécurité routière en danger seront verbalisés.

Les policiers qui faisaient partie de l’ex-gendarmerie pouvaient accéder à la prépension entre 54 et 58 ans. Depuis l’été dernier, les policiers savent qu’ils devront travailler plus longtemps avant de pouvoir prendre leur retraite. Le 10 juillet , la Cour constitutionnelle stipulait en effet que toute personne travaillant à la police intégrée ne pourra pas prendre sa pension avant l’âge de 62 ans.

Une loi de redressement et des mesures de transition pour les policiers concernés, qui doivent subitement travailler plus longtemps, n’ont pas été adoptées.

Il y a deux semaines 14.000 agents (photo) étaient descendus dans les rues de Bruxelles pour protester contre cette règlementation.

Mais cette fois les policiers veulent aller plus loin. "Notre objectif n’est pas de paralyser tout le pays par une grève mais nous voulons mener des actions. Notre détermination est grande," a déclaré Gert Cockx du syndicat de policiers NSPV.

Durant une semaine, du 30 septembre au 7 octobre compris, les syndicats appellent donc leurs collègues à être moins répressifs et à utiliser davantage les remarques verbales ou les avertissements.

"Les comportements dangereux seront verbalisés"

Mais Gert Cockx ajoute qu’il n’y aura pas d’impunité et qu’il faudra respecter le code de la route.

"Il est clair qu'il faut verbaliser les infractions telles que les comportements routiers dangereux, les défauts d'assurance, les intoxications alcooliques ou la conduite sous influence de stupéfiant", précisent les syndicats".

"Il faut simplement veiller à ne pas mettre la sécurité routière en danger sans pour autant participer à l'alimentation du Fonds des amendes.

"Cela donnera en plus aux policiers l’occasion d’expliquer aux citoyens pourquoi ils mènent cette action. Ils insisterons sur la pénibilité et la dangerosité du métier qu’ils exercent".

Cette semaine sans amendes devraient représenter une perte nette de 7 millions d’euros pour le gouvernement fédéral.