Anti-sexisme : mode d’emploi

A partir de quand un comportement est-il sexiste et désormais punissable par la loi ? L'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes vient de publier un "mode d'emploi anti-sexisme", dans lequel on explique pour quels types de remarques ou comportements une plainte peut être déposée. Un juge devra ensuite décider d'infliger ou non une peine pouvant aller d'un mois à un an de prison et une amende qui peut atteindre les 1.000 euros.

L’ex-ministre de l’Egalité des Chances Joëlle Milquet (CDH) avait fait voter la loi contre le sexisme en fin de législature. Depuis le 3 août 2014, la nouvelle loi est entrée en vigueur. Mais comme personne ne sait vraiment ce qui est punissable pénalement ou non, l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes vient de publier un "mode d'emploi anti-sexisme".

Désormais, tout geste ou comportement, qui méprise, gravement et publiquement, une personne en raison de son sexe, peut entraîner une comparution devant le tribunal correctionnel qui pourra prononcer une peine de prison d’un mois à un an et/ou une amende de 50 à 1000 euros. Il s’agit d’une première à l’échelle internationale qui témoigne d’un soutien clair à l’égard des victimes.

Dans une carte blanche qu'il signe avec le chercheur Jogchum Vrielink dans les colonnes du quotidien flamand De Standaard, le recteur de la KUL, Rik Torfs appelle, de son côté, le parlement fédéral à abroger la loi sur le sexisme, estimant le texte législatif trop imprécis.